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Réouverture de Contretype


Contretype rouvrira ses portes le mercredi 10 juin prochain dans le respect des normes

sanitaires recommandées par le cabinet de la Ministre de la Culture de la Fédération

Wallonie-Bruxelles.


Nous présenterons simultanément les expositions de:


Pierre Toussaint, «Tel»

Guilyan Pépin, «Beth-el»

Johan Poezevara, «Tumbleweeded».


Expositions du 10 juin au 6 septembre 2020.

Fermeture du 15 juillet au 16 août 2020 inclus



Ouvert du mercredi au vendredi de 12 à 18H, samedi et dimanche de 13H à 18H

(sauf jours fériés).


Afin de respecter les mesures sanitaires et de distanciation physique, nous n’organiserons pas
de vernissage pour l’ouverture de ces trois expositions.




Mesures à respecter lors des visites:


Le port du masque sera obligatoire pour les visiteurs.


Les visiteurs garderont entre eux une distance de 1,5 mètre minimum. Nombre de

personnes limité dans les salles .


Tant que les mesures concernant les regroupements de personnes seront en vigueur,

aucune visite de groupe, libre ou guidée, ne sera autorisée.

A bientôt!



Le vernissage
du 24 mars est annulé.

La Direction de Contretype



NL | Eng .

PIERRE TOUSSAINT
Tel
10/06 -06/09/2020


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© Pierre Toussaint, série Tel, 2017-2019, 90 x 60 cm

«Ce qui me semble le plus beau, ce que je voudrais faire, c’est un livre sur rien, un livre sans attache extérieure, qui se tiendrait de lui-même par la force interne de son style, […] un livre qui n’aurait presque pas de sujet ou du moins où le sujet serait presque invisible, si cela se peut.»

Gustave Flaubert, lettre à Louise Colet du 16 janvier 1852

Sur rien

Tel, la plus récente réalisation de Pierre Toussaint, fait montre de radicalité. Dans l’absence d’un quelconque sujet d’abord, comme s’il s’agissait d’un travail sur rien. Dans l’évitement de la contextualisation ensuite.
Ici, pas d’indication de lieu – comment devinerait-on que ces images ont été prises au Vietnam? – et pas d’indication d’époque, si ce n’est celle, évidente, que l’on est à l’ère de la photographie.
Dans la modestie de la forme enfin, même si l’on pourrait croire qu’elle est par défaut au centre des préoccupations du photographe: pas d’esthétique spectaculaire, pas de contraste exacerbé, pas de plongées ni de contreplongées vertigineuses...

En bref, dans cet ensemble d’images on ne trouve ni récit ni volonté de description de ce qui a été,
pas plus que d’esbroufe de la forme d’ailleurs. Mais quoi alors? Sans aucun doute un attachement à
la syntaxe de l’image photographique; au rapport du flou et du net, à leur texture respective, à la distinction du flou de mise au point et du trouble du bougé, aux gris, à leurs dégradés, au grain d’argent et à ses miroitements, au papier et à sa brillance. Autant d’attachements qui dénotent en l’auteur un amoureux de l’intime matière de la photographie argentique. (…)

Jean-Marc Bodson, Commissaire (extrait)

Texte intégral

Website: www.pierretoussaint.be




NL | Eng.

GUILYAN PÉPIN
Beth-el
10/06 -06/09/2020


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© Guilyan Pépin, série Beth-el, 2019, 70 x 60 cm

Jeune artiste originaire du Luxembourg belge, repéré lors des dernières «Propositions d’artistes», Guilyan Pépin a suivi une formation en photographie à l’HELB - Ilya Prigogine, dont il est sorti diplômé en 2019. Il a creusé, dans sa recherche de fin d’étude, une piste de réflexion et d’expérimentation singulière: le statut de l’objet y est questionné dans sa traduction visuelle ou plastique, entre document et œuvre d’art, entre banalité et sacralisation, entre constat documentaire et recréation artistique. Partant de la fascination immémoriale de l’homme pour la pierre, pour le minéral, constatant aussi sa propension à créer autour d’eux toutes sortes de mythes, de symboles, de récits, de croyances, Pépin s’est interrogé sur la transmission du savoir à leur propos, de génération en génération; mais aussi sur leur beauté intrinsèque et sur la connaissance — tantôt magique, tantôt scientifique — qu’elle véhiculait.

Empruntant autant au domaine de l’archéologie que de l’installation, autant à l’étude du contexte qu’à la fascination pour la matière, son territoire redessine ainsi, avec peu de moyens et sans prétention au catalogage ou à l’exhaustivité, des contours mouvants et énigmatiques, mais aussi riches d’interpré-
tations et de relectures de l’image...
Objet esthétique ou scientifique? Inutile, ou faisant fonction? Infiniment intéressant ou désespérément plat? Peut-être, à force d’observation minutieuse, peut-on même tirer de l’examen d’une pierre quelque hallucination visuelle, ou la certitude d’une présence ou d’une existence autres que terrestres?… Rien n’est sûr, de ce qu’il y a à voir ou à savoir; pas de réponse chez le jeune photographe, ni mode d’emploi ni certitude. Juste une manière insolite et joliment intuitive d’articuler entre eux les éléments de la question, de redistribuer les règles d’un protocole. (...)

Emmanuel d’Autreppe, Commissaire

Texte intégral

Le dossier de Guilyan Pépin a été remarqué en 2019 par le jury des Propositions d’artistes, appel à projets annuel organisé par Contretype.




NL | Eng.

JOHAN POEZEVARA
Tumbleweeded
10/06 -06/09/2020


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© Johan Poezevara, série Tumbleweeded, 2018, 50 x 40 cm

À l’instar d’un tumbleweed, ce buisson migrateur interrompant de son passage tout bon duel de western, dispersant ses graines au gré des vents partout où le terreau est suffisamment fertile, la virevoltante culture populaire américaine est, par essence, hyper-exportable.

Souhaitant documenter cette manie qu’a l’imagerie américaine d’insidieusement pointer le bout de son nez dans le paysage culturel européen, c’est le projet tout entier qui s’est finalement pris à son propre jeu.
Les images de cette série, toutes plus anecdotiques les unes que les autres, se font documentaires lorsqu’elles traitent du fantasme des autres, construites de toutes pièces quand il s’agit du mien.
Comme seuls indices de la supercherie, certains des symboles photographiés (importés des Etats-Unis) sont présentés dans leurs mues postales avant de s’immiscer dans les images.
Certains reconnaîtront même famille et amis proches qui posent dans des saynètes façonnées par la télévision, l’âge d’or de la photographie américaine et la publicité (...).

Johan Poezevara

Texte intégral

Website: https://johanpoezevara.com

Le dossier de Johan Poezevara a été remarqué en 2019 par le jury des Propositions d’artistes, appel à projets annuel organisé par Contretype.


Adresse:


Contretype
Cité Fontainas, 4A
1060 Saint-Gilles.
Tél.: 00 32 (0)2 538 42 20

La galerie est accessible au public du mercredi au vendredi de 12 à 18h,
samedi et dimanche de 13 à 18h, sauf jours fériés.
Fermeture du 15/07 au 16/08/2020 inclus.
Entrée libre.


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Photo de la Cité Fontainas, Saint-Gilles: Kim Zwarts.








AVEC L’AIDE DE LA FÉDÉRATION WALLONIE-BRUXELLES,
DE LA COCOF ET DE LA COMMUNE DE SAINT-GILLES.

VERNISSAGE (ANNULÉ)


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Tel/ PierreToussaint

Beth-el/Guilyan Pépin

Tumbleweeded/Johan Poezevara

le mardi 24 mars 2020 (annulé)