CARACTÈRES


Les ouvrages mentionnés dans cette rubrique sont disponibles à l'Art Shop de l'Espace Photographique Contretype



Christian Carez, Mishmash ou la confusion


Editions Yellow Now, Crisnée, Collection Côté photo, 2012 - Préface de Caroline Lamarche - Texte en français et néerlandais - 96 pages – Format:16,5 x 21 cm - Couverture cartonnée –ISBN: 978-2-87340-306-5 – Prix de vente: 23 €


«Peut-on jouer avec l’Histoire et avec nos souvenirs les plus intimes, famille, amours, engagements politiques? Comment se nomme ce qui remonte à la surface, cette écume composite, ces taches de lumière sur fond sombre où ce que nous croyons voir se déplace sans cesse? Mishmash: c’est le nom que les enfants des rues de Bruxelles donnaient au mélange d’eau et de terre avec lequel ils jouaient, il n’y a pas si longtemps. C’est, en yiddish, la confusion. La réponse est là. Au départ d’un magma faire surgir une forme. Activité ludique et grave où l’homme qui revoit sa vie – depuis sa naissance le 13 mars 1938, jour de l’entrée d’Hitler à Vienne, jusqu’à aujourd’hui, devant la fenêtre ouverte sur les astres – retrouve l’enfant qu’il était, absorbé et rêveur.
Mishmash est le fruit d’une alchimie, de ce mélange entre la réalité et l’affabulation qu’est tout travail de mémoire. Un récit qui ne se donne pas d’emblée mais se découvre au fur et à mesure, avec un étonnement qui se mue très vite en curiosité puis en fascination pour cette succession d’images si limpides et si ambiguës à la fois.»



François de Coninck et Guy Jungblut, Le Ciel vu de Belgique


Editions Yellow Now, Crisnée, Collection Côté photo/Angles vifs, 2012 - Texte de François de Coninck en français et néerlandais - 176 pages – Format: 17 x 12 cm - Couverture souple à rabats – ISBN: 978-2-87340-301-0 – Prix de vente: 18 €


Plus de 130 photographies de ciels belges prises entre 2005 et 2011, autant d’années durant lesquelles les auteurs se sont rendus, à intervalles irréguliers, sur les lieux inventoriés, méthodiquement reportés sur une carte routière.

«Ce livre en chantier, ce chantier à ciel ouvert, ce ciel ouvert avec la complicité ludique, ironique, onirique et photographique de Guy Jungblut a germé dans mon esprit un lendemain de noël, peu après la dissipation des brumes familiales, dans l’effervescence propre aux nouveaux départs et aux cachets d’aspirine. Mû par un désir d’inverser la vapeur (céleste) et de redescendre sur terre: le nez par terre et les pieds dans le ruisseau, mais relevant la tête entre deux averses, pour prendre des photographies du ciel bruxellois, wallon et flamand, à partir de lieux emblématiques d’une autre Belgique que celle qui nous dévoile ses charmes lointains sous un ciel sans nuages.
Las de tous ces clichés qui fabriquent un pays sage comme une image assoupie entre les pages d’un beau livre, nous sommes donc partis chasser les reflets vagabonds, dans le miroir du ciel, d’un pays irrégulier.

Tourbillonnant de page en page, cette tornade de ciels façonne à son tour, dans le creux des légendes qui accompagnent les photos, un nouvel Etat des lieux de ce pays que nous aurons parcouru en tous sens et redécouvert, au gré de mille détours empruntés comme autant de chemins de traverse sur les traces de la langue. Car au fil de nos illuminations du bord des routes, nous nous sommes laissés dériver sur une carte de Belgique constellée de noms insolites qui brillent comme des étoiles pâles au ciel de la langue.»



Louise Narbo, Coupe sombre


Editions Yellow Now, Crisnée, Collection Côté photo, 2012 – Texte d’emmanuel d’Autreppe - 108 pages - Format: 12 x 17 cm – Couverture souple à rabats - ISBN: 978-2-87340-310-2 - Prix de vente: 18 €


«Louise Narbo est née en Algérie dans l’immédiat après-guerre. Au lendemain d’une autre guerre, celle d’indépendance, sa famille s’installe à Paris. Louise y vit et y travaille, depuis 1962.

Elle a commencé à opérer en noir et blanc, découvrant l’argentique dans une MJC de banlieue. Comme chez tant d’autres, le numérique n’apparaîtra que tardivement dans sa pratique. Sa sensibilité la pousse rapidement vers un travail sur l’intime, les petites choses du quotidien, le banal. Louise écrit dans ses carnets, «juste quelques lignes», qu’elle intègrera, des années plus tard, «pour que le texte et la photographie se rencontrent», dans les maquettes qu’elle aime à confectionner. Elle procèdera toutefois pendant longtemps avec prudence, par chapitres séparés, presque étanches: «Les objets orphelins» évoquent la perte des parents, de leur lieu et de leurs objets. «Photos de mémoire» parle de la douleur liée à l’éloignement et à la privation du pays d’origine. «Ce qui ne s’écrit pas» aborde la difficile séparation d’avec l’amour idéal, hérité d’un passé immémorial ou fantasmatique. Trois cassures en somme, à partir desquelles le besoin de créer autre chose devenait évident. De notre rencontre est née la conviction que ces trois séries pouvaient, voire devaient, n’en faire qu’une autour du thème – universel s’il en est – du deuil, qui semblait, si pas les relier, du moins les traverser souterrainement.»




Bernard Plossu, 8 / SUPER 8


Editions Yellow Now, Crisnée, 2012 – Texte de Christophe Berthoud - 144 pages – Format: 12 x 17 cm - Couverture souple à rabats – ISBN 978-2-87340-305-8 – Prix de vente: 18 €


Ce livre réunit des photogrammes extraits des films 8 et super 8 réalisés par Bernard Plossu dans ses années de jeunesse, entre 1963 et 1968, en France, au Mexique et dans l’Ouest américain et récemment redécouverts.

«Plossu Cinéma, publié en 2010 par Yellow Now, avait souligné les affinités du photographe avec l’esthétique et l’univers des cinéastes de la Nouvelle Vague. En écho à ce livre, 8 / SUPER 8 revisite la matière filmique issue d’un corps à corps inaugural de l’artiste avec la caméra, ses réponses visuelles à la stimulation des salles obscures fréquentées assidûment avant de les déserter pour substituer à l’écran le rectangle du viseur.

Chronologique, le livre se présente comme un apprentissage: celui d’un post-adolescent, amoureux d’une héroïne qui semble issue des films de Godard et Truffaut, qu’il fait jouer et rejouer dans la lumière, sur la plage, au Trocadéro...; l’apprentissage d’un jeune homme de 20 ans qui part au Mexique, fait l’expérience de la route, se confronte à une culture autre, tout en retrouvant les paysages familiers des westerns; puis la découverte d’une société hippie traversée d’idéaux généreux, dans le berceau californien d’où elle essaimera ensuite.

Les photogrammes rendent compte de la dimension à la fois individuelle et collective d’une épopée que l’esthétique amateur nous rend étonnamment proche.»



Carl Havelange, Démesures du paysage


Editions Yellow Now, Crisnée, Collection Côté photo, 2012 - Textes et images de Carl Havelange, - 152 pages - Format 21 x 16,5 cm – environ 60 photographies en bichromie - ISBN 978-2-87340-316-4 – Prix de vente: 23 €


«Projet artistique, à la fois photographique et littéraire, ce livre entretient de très étroites relations avec le travail que je mène à propos du regard, de l’image et des cultures visuelles. Il a pour projet de rendre sensible, par l’image et par le texte, ce lieu magique, au fond de nous-mêmes, où se construit, sans que nous le sachions, l’évidence du paysage. Souvenirs, mémoire de soi et mémoire des autres, choses vues, héritages des formes, des matières, des récits, expériences de voir et d’habiter le monde, figurations, histoires, reprises, peintures, descriptions, oublis, émotions: les paysages s’éprouvent, naissent et migrent dans ce maillage à la fois individuel et collectif en lequel s’organise notre relation au monde, à nous-mêmes, aux autres, au temps, aux lieux, au visible.
Démesures du paysage explore librement ces thématiques en une sorte d’errance ou de méditation à la fois visuelle et textuelle. Les photographies, jouant des rapports d’échelles, de lieux, de styles et de filiations, font courir l’idée du paysage sur un fil tendu, ne cessant d’en chercher la définition visuelle et d’en appréhender les limites.». Carl Havelange



Richard Nonas, Bernard Plossu, The Raw Edge, Vière et les moyennes montagnes


Editions Yellow Now, Crisnée, Collection Côté arts, Coédition Musée Gassendi / Cairn-Centre d’art
2012 - 2 x 64 pages – Format 21 x 16,5 cm - 54 photographies en bichromie - ISBN 978-2-87340-296-9 – Prix de vente: 25 €


The Raw Edge / Vière et les moyennes montagnes est composé de deux livres réunis dans un étui. Ils rendent compte, chacun à sa manière, d’une installation de Richard Nonas (Edge Stones) sur la Réserve géologique de Haute-Provence. Le premier est un album de photographies de Bernard Plossu. Le deuxième réunit un texte de Richard Nonas sur son expérience et un texte de Fabien Faure, historien de l’art, qui l’analyse et la situe dans l’histoire de l’art. Les textes sont complétés par une vingtaine de photographies de Richard Nonas.
L’installation de Richard Nonas sur la Réserve est née de sa rencontre avec le hameau de Vière. Ce lieu, à l’atmosphère particulière, situé au cœur des Alpes de Haute-Provence et autrefois chef-lieu de la commune de Prads-Haute-Bléone, fut peu à peu déserté au cours du XXe siècle.

Richard Nonas est né à New York en 1936. Souvent considéré comme un artiste du minimal ou du land art, son passé d’anthropologue est sans doute la clé de la compréhension de son œuvre. Nonas travaille la matière brute: le bois, la pierre, l’acier... Ses sculptures minimalistes montrent le pouvoir émotionnel caché dans des objets très simples et la charge qu’ils apportent à un lieu.
Bernard Plossu est né en 1945 au Vietnam. Il commence à photographier à l’âge de 13 ans au Sahara. À 20 ans, il est au Mexique ; il ne cessera dès lors de voyager et d’enrichir une œuvre photographique célébrée en 1988 par une exposition au Centre Pompidou et le Grand Prix national de photographie, et en 2007 par une rétrospective au musée d’Art moderne de Strasbourg.


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