CARACTÈRES - Suite


Les ouvrages mentionnés dans cette rubrique sont disponibles à l'Art Shop de l'Espace Photographique Contretype


Daniel Desmedt, Le dernier carré
Photographies 1994 - 2010


Editions ARP 2 et Contretype, Bruxelles, 2010 - Ouvrage rédigé en français, tirage: 600 exemplaires - Format: 21 x 24 cm (couverture cartonnée) - 82 pages, 50 photographies en noir/blanc et en couleurs imprimées en bichromie et en quadrichromie - Texte: entretien de Daniel Desmedt avec Jean-Louis Godefroid - Graphic Design: Dojo Design - Dépôt légal: ISBN 978-2-930115-14-6 - D/2010/7095/04 - Prix de vente: 27 euros




Pendant une période d’une quinzaine d’années, Daniel Desmedt a photographié différentes étapes de la vie d’un jardin potager situé à Bruxelles. Durant ce travail, le photographe est passé du noir et blanc à la couleur et du moyen au grand format, marquant une évolution parallèle entre l’évolution de ce petit jardin et celle de son écriture photographique.

Ce qui l’a intéressé dans les potagers, c’est la rencontre entre la nature et la cité. Les potagers étaient devenus un extraordinaire terrain d’expérimentation et de jeu. Assez rapidement, une menace a plané sur ces potagers, sous la forme d’un projet immobilier. À cette époque, le photographe, riverain du terrain, a fait partie du comité de quartier qui s’est opposé au projet et,
en même temps, a continué à photographier le lieu, en ayant à l’esprit l’idée que ce monde allait disparaître et qu’il fallait qu’il en consigne des traces. Il s’agit donc d’une démarche à la fois citoyenne et photographique. Les images en couleurs prises par la suite montrent la rénovation et la nouvelle affectation du jardin.

Ce livre a été édité dans le cadre du programme des Résidences d'artistes à Bruxelles, initié par Contretype, avec l'aide de la Commission communautaire française (COCOF). Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles, service Arts plastiques.



Satoru Toma, Ask the Cat


Éditions Le Caillou Bleu, Bruxelles, 2011 - Format horizontal: 22,5 x 28,5 cm  - 88 pages, 42 illustrations couleurs - Texte de Caroline Lamarche, entretien avec Jean-Louis Godefroid - Ouvrage trilingue  français-anglais-japonais - Couverture cartonnée - ISBN 978-2-930537-10-8 - Prix de vente: 22 €


... Depuis son arrivée à Bruxelles, Satoru Toma a sillonné la ville. Au-delà des trajets quotidiens, il a méthodiquement exploré ses différents quartiers, allant de l’endroit où il habitait vers les extrémités. Il prenait régulièrement les transports en commun jusqu’à leur terminus, pour découvrir le contour de la métropole. Il a commencé par photographier les frontières de la commune d’Anderlecht et, guidé par une carte de la région bruxelloise, a ensuite étendu sa recherche ... 

Ces images sont issues du travail réalisé par Satoru Toma en Résidence d’artiste à Contretype-Bruxelles en 2009-2010.  Le Programme des Résidences d’artistes à Bruxelles, initié en 1997 par Contretype, bénéficie du soutien de la Commission Communautaire française de la Région de Bruxelles-Capitale (COCOF).



Ontem, Andre Cepeda


Editions Le Caillou bleu, Bruxelles, 2010 - 120 pages - Format 29 X 28 cm - Photographies en couleurs - Livre relié - Texte de Miguel von Hafe Pérez, entretien d'André Cepeda avec Jean-Louis Godefroid - ISBN: 978-2-930537-06-1 - Prix de vente: 24 €


Ontem (hier en portugais), est le résultat d’un travail de plusieurs années au cours desquelles André Cepeda s’est intéressé à la vie des habitants de Porto, en photographiant des paysages, des intérieurs, et des portraits. Le photographe, concerné par la pauvreté et l’injustice sociale, s’est immiscé dans ces petits quartiers fermés sur eux-mêmes, où l’on entre que par une seule porte, et où les gens vivent en famille et en couple dans de minuscules appartements, et où ils se partagent les communs. Là, il a réussi à s’introduire, à nouer des liens avec ces personnes souvent dépourvues d’espoir et sans aucune perspective encourageante. Dans ces intérieurs, l’on entend le silence, qui confère aux images une intensité chargée. Des couples lui ont affirmé, au cours de longues conversations, survivre grâce aux liens d’amour très forts tissés entre eux ; c’est peut-être là l’essence du travail du photographe : vouloir exprimer ses idées par l’image, en passant par la compréhension des autres, de ceux qui l’entourent.





Frontière, Michel Castermans


Editions Yelow Now, Crisnée, 2010 - Format 17 X 22 cm - 96 pages dont 56 illustrations couleurs - couverture cartonnée - ISBN: 978-2-87340-256-3 - Prix de vente: 24 €


L'Atomium, la Grand Place de Bruxelles, les canaux de Bruges, le Lion de Waterloo, le Zwin, les Fagnes ou encore le carrefour Léonard,le viaduc de Beez… Ces endroits,et bien d'autres, sont des lieux connus, presque des « lieux communs », qui suscitent chez la plupart des Belges une représentation instantanée, parce qu'ils y sont allés, qu'ils y sont passés, ou simplement parce qu'ils en ont vu des images, ici ou là. […]








Les choses simples, François Goffin


Editions Yellow Now, Crisnée, 2009 - Collection Côté photo – Angles vifs #5 - Texte de Sylvie Canonne suivi d’un entretien du photographe avec Emmanuel d’Autreppe - 112 pages - Format 21 x 17 cm - Couverture cartonnée - ISBN 978-2-87340-243-3 - Prix de vente : 30 €


Environ 80 photos de format carré, cueillies pour le plaisir, sont reprises dans ce recueil de photographies. Le livre nous convie à un parcours poétique dans l’univers du jeune photographe dont l’approche est pleine de fraîcheur et qui «aime bien que la photographie reste vraiment un plaisir».







Noise, Kumi Oguro


Le Caillou bleu Editeur, Bruxelles, 2008 - 24 x 18 cm - 64 pages en quadrichromie dont 35 photographies - Couverture cartonnée - Texte d'Emmanuel d'Autreppe (en français, anglais et japonais) - ISBN 9782930537009 - Prix de vente: 18 Euros


Le travail photographique de Kumi Oguro lorgne depuis ses débuts, peut-être inconsciemment, peut-être malgré lui, vers le septième art. Un travail de fin d’études a d’ailleurs donné l’occasion à la photographe d’approfondir les rapports (théoriques, historiques, plastiques, manifestement nombreux) entre sa propre photographie et le langage du cinéma ...
...Depuis ses premières expositions et publications, et jusque dans les développements récents de sa série très personnelle « Noise » à présent rassemblée sous la forme cohérente d’un livre, ces rapports (mise en scène des lieux, mise en situation des corps, usage expressionniste de la lumière, jeu théâtral des acteurs, indices marquants d’un hors-champ, effets de tension, clins d’oeil à la logique des genres) se sont encore indéniablement complexifiés, mais aussi diversifiés...

Extrait d'un texte d'Emmanuel d'Autreppe, mai 2008



Numéristique, Sébastien Reuzé


Editions La Lettre Volée, Bruxelles, 2009 - Texte français / anglais de Clément Chéroux - 48 pages dont 25 illustrations en quadrichromie - 24 x 18 cm, cousu et cartonné - Contient un DVD - ISBN 978-2-87317-342-5 - Prix de vente: 19 €


Venant du monde entier par centaines de milliers à Saint-Pierre, fidèles et touristes mêlés s’adonnent à une forme de culte numéristique auquel correspond un langage chorégraphique par lequel les adeptes invoquent les dieux de l’image. Ce qui s’apparente à des gestes de prière consiste, à observer de près cette foule fervente, en une masse de mains levées tenant un appareil numériques, le regard rivé à l’écran, l’appareil tourné vers la lumière. Le véritable objet de la visite serait l’attestation par l’image et par le jeu du numérique de notre présence là, et la sur-accumulation de photographies tient lieu de témoignage de foi. Ce travail documentaire constitue donc une théorie selon laquelle le culte du tout image, du tout numérique, prendrait le pas sur le culte catholique en son temple même, le premier s’inspirant formellement du second, nourri de l’iconographie par laquelle son message s’est transmis. Sans cynisme, cet ensemble est réalisé en immersion dans le sujet, c’est-à-dire dans une quasi-totale analogie, un quasi-total mimétisme avec lui, en utilisant la même technologie numérique domestique, le « quasi » tenant au fait que j’occupe la place de l’observateur.

Sébastien Reuzé



Variations, Armyde Peignier


Editions ARP 2 , Bruxelles, 2007- Texte: Christine De Naeyer - Design: Joël Van Audenhaege - ISBN: 978-2-930115-12-2 - Prix de vente: 30


Outre son pouvoir immédiat de séduction, la photographie d’Armyde Peigner affirme sa singularité tant par le sujet,
que par la manière de le traiter. Pourtant l’artiste tourne son objectif vers ses enfants et vers la nature, deux thèmes habituels,
sinon récurrents du médium. Mais ses photographies relèvent d’une mise en scène dont la précision remarquable touche
d’emblée le regard et soulève accessoirement la question de la spontanéité.

Est-ce parce qu ‘elle sait que le loup n’y est pas que Armyde Peigner laisse si volontiers jouer ses enfants dans les parcs, les forêts et les bois ? D’où le charme trouble, presque un brin pervers qui sourd de ces saynètes énigmatiques, sortes de rébus ludiques et spontanés.

Oeuvrant à la lisière du réel, Armyde Peigner élabore avec grâce et finesse un mode poétique et mental, affectueux et sauvage, entre merveilles et menaces invisibles, où les enfants inventent leurs jeux en connivence avec la sève même des contes fées.

Déjouant les pièges de l’esthétisme et de la mièvrerie, ces images plus vraisemblables que raisonnables, sont à lire comme on tourne les pages d’un album de souvenirs enfouis qui recèlent les cicatrices du temps dans les joies fugaces et les ébats insouciants de l’instant.



Aplovou, Jean-Paul Brohez


Editions Yellow Now, Crisnée, 2003 - 88 illustrations en quadrichromie - Format vertical: 21 x 14 cm - ISBN: 2-87340-182-6 - Prix de vente public: 24 euros


La richesse, c'est ce qui me frappe d'emblée. Une richesse des humbles, des simples, à qui appartient le monde.
Le monde se retrouve dans ses photographies.
C'est encore plus évident dans son dernier livre "aplovou" (ceux qui sont arrivés avec la pluie), dans la lignée des précédents .

Hubert Grooteclaes disait : "c'est facile de faire une bonne photographie : il suffit de supprimer tout ce qui est laid !". JP Brohez a une autre méthode : tout accepter... mais donner la bonne place à chaque chose. Et cela donne des images comme celle avec un fauteuil rouge. Avec des calligraphies orientales sur le siège. Une moto que l'on semble réparer. La selle est rouge. Un garçon à pantalon rouge joue avec une toupie. Rouge. Une caisse dont on aperçoit un côté. Rouge. Qui d'autre aurait eu l'idée d'une telle composition? Ou plutôt qui l'aurait vue? Qui l'accepterait?…

Extrait d'un texte écrit par Jean-Louis Vanesch



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