| I Isabelle ARTHUIS (France, 2000) I BIOGRAPHIE Née en 1969 au Mans, travaille en Bretagne. Après avoir suivi l'enseignement de l'École régionale des Beaux-Arts du Mans (1993) puis de l'École des Beaux-Arts de Rennes (1988-92), Isabelle Arthuis se voit consacrer plusieurs expositions personnelles parmi lesquelles on peut citer "Impromptus" à l'École des Beaux-Arts de Lorient (1995), "Schulstrasse 48" à Francfort (1996), "Meine Liebste Jahrezeit" à l'Ak Galerie de Francfort (1998) ou encore "Tout va bien" à La Lettre Volée (Bruxelles), avec édition de 72 cartes postales (200 exemplaires) et de 10 séries de 6 photos limitées à 30 exemplaires (1999). Elle participe par ailleurs à plusieurs expositions collectives, notamment "La Figure et le Lieu", Domaine de Kerguéhennec à Bignan (1994), "Permis de construire", Biennale de Cétinjé, Monténégro (1997), "De très courts espaces de temps", Biennale de l'image à Paris (1998), "Le grand atelier", Nantes, Le Mans, Angers, Rennes, Brest (1999). En 2000, une monographie lui est consacrée aux éditions de La Lettre Volée, Bruxelles. La proposition d'être en résidence à Bruxelles réveille aujourd'hui des projets, des idées auxquelles je me suis attachée dans mon travail depuis quelques années. Etre dans la ville n'est pas pour moi une mise à distance du photographe et de l'objet regardé, ni même une topographie des lieux et des architectures, mais bien une attitude qui inclut l'homme, son activité, son déplacement, son comportement dans l'espace qui l'entoure. La ville ne peut être considérée sans ses habitants, être en ville participe d'une énergie de la ville et de ce qui la constitue. C'est précisément dans le sens de l'action en train de se faire et de ce que l'on est en train de voir et de vivre que je conçois aujourd'hui l'attitude qui relève du travail photographique que je réalise pour l'Espace Photographique Contretype. Comme un cadavre exquis, comme une fiction sans histoire, il s'agit là de concevoir un film dont les actions se passent à Bruxelles, où de plan en plan, sous forme de petits chapitres, on suit un personnage masculin qui devient le fil d'Ariane d'un scénario abstrait. Ce personnage déambule entre les architectures, se mélange à la foule, participe au temps, aux actions et à l'espace qui l'entoure, c'est un personnage vivant et acteur de sa façon de s'inscrire dans le réel. La caméra le suit, s'attarde sur lui, s'en détache aussi parfois. Ce projet est un dialogue entre le regardeur qui est ici la caméra et un comédien qui est le personnage masculin. La vidéo documente une façon de mettre en scène des événements, de travailler l'idée d'un théâtre qui utilise comme fond de scène non pas le plateau mais le décor réel de la ville. Les images attrapent ici le mouvement et la pensée d'un homme et du monde dans lequel il vit, elles sont le story board d'une rencontre avec la ville de Bruxelles. |
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