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(Dernière mise à jour: 13/12/2018)

EXPOSITIONS


CARTOGRAPHIES ÉPARSES/Israel Ariño
IMPROBABLES SILENCES/Françoise Cludts (céramique)
à la Box Galerie
du 23 novembre 2018 au 12 janvier 2019


Arino
Israel Ariño, Lázaro Galdiano, de la série Extraños, 2000

Au cœur de cette exposition d'Israel Ariño (Barcelone, 1974), la première en Belgique, nous trouvons la quasi-totalité des images qui constituent sa série la plus récente, intitulée La pesanteur du lieu. Dans le livre qui accompagne cet ensemble, une mention nous apprend que ces images ont été réalisées en octobre et novembre 2016 dans le cadre d'une résidence d'artiste au Domaine de Kerguéhennec, dans le département du Morbihan. Soit. Pour autant, nous n'apprendrons rien de ce territoire, sinon que l'auteur l'a arpenté, comme il en avait arpenté d'autres auparavant, qu'il en arpentera de nouveaux au cours de sa vie. Rien de particulier, rien qui différencie ce lieu d'un autre, voire de tous les autres. L'essentiel, bien sûr, tient au regard que le photographe pose sur les choses, quelles qu'elles soient, bien plus que sur les choses elles-mêmes. Le lieu est secondaire, le regard est singulier, à nul autre pareil.

Tout semble se dérouler entre chien et loup, dans un univers d'où la franche clarté serait bannie. Le spectateur doit s'y reprendre à deux fois, redoubler d'attention, consacrer le temps nécessaire pour distinguer ce qui lui est offert. Rien ne se dévoile au premier coup d'œil. Tout, par contre, s'imprime à jamais sur nos rétines. Chacune de ces petites photographies, discrètes et élégantes, servies par des tirages somptueux, pourrait bien s'avérer inoubliable, s'insinuant en nous comme un délicieux poison. (...)



Cludts
Françoise Cludts, Grès oxydé, de la série Improbables silences, 2018

Conjointement aux photographies d'Israel Box présente un ensemble de céramiques de Françoise Cludts, artiste belge dont les dernières œuvres font largement appel à la photographie. Pour sa série Improbables silences (2018), elle a en effet entrepris de décorer ses pièces de motifs végétaux, principalement des arbres ou des feuillages, au départ de photographies. D'inspiration indubitablement japonaise, avec leurs courbes sensuelles, la pureté des lignes et la douceur des matières, ces vases et ces quelques sculptures plus imposantes invitent à la caresse, du geste autant que du regard.

Alain D'Hooghe

Box Galerie: 102, chaussée de Vleurgat - 1050 Bruxelles. Ouvert du mercredi au samedi, de 12 à 18h. www.boxgalerie.be



LATINOPOLIS/Paolo Gasparini à la Fondation A Stichting
du 30 septembre au 16 décembre 2018


Paolo_Gasparini
Para verte mejor, América latina, São Paulo, 1972 © Paolo Gasparini, Courtesy Toluca Editions, Paris

Paolo Gasparini (né en 1934 à Gorizia dans le Frioul, en Italie) émigre au Venezuela en 1954. Imprégné d’images de cinéma, il embarque à Gênes avec dans son sac le livre de l’écrivain antifasciste Elio Vittorini, Conversazione in Sicilia. Si ses premiers portraits et autres nombreuses photographies rappellent les images de Paul Strand ou de Walker Evans, Paolo Gasparini va rapidement chercher à explorer les limites de l’image fixe. Littérature, cinéma et photographie n’en finissent pas de s’entrecroiser dans son oeuvre. De 1961 à 1965, il est à Cuba. L’euphorie révolutionnaire est à son apogée. En 1972, Paolo Gasparini publie Para verte mejor América Latina (Pour mieux te voir, Amérique Latine). Dans ce livre, les symboles d’un néolibéralisme économique féroce se heurtent aux icônes politiques de la révolution socialiste. Face à ce conflit des images, ses photographies, autant par leur forme que par leur contenu, deviennent de véritables éclats. Faites de fragments, de brisures, de reflets, d’inversions, elles deviennent images parmi les images. Latinopolis présente un impressionnant fotomural,intitulé El Ángel de la Historia (L’Ange de l’Histoire), réalisé spécialement à l’occasion de cette exposition par l’artiste.

L’exposition de la Fondation A Stichting est organisée grâce au soutien de Toluca Fine Art, Paris. Elle coïncide avec la parution du livret, Paolo Gasparini, El Ángel de la Historia (Caracas: Mal de Ojo, 2018).

Commissaires de l’exposition: Jean-Paul Deridder, Alexis Fabry.

Fondation A Stichting: 354, avenue Van Volxem - 1190 Bruxelles (Forest). Ouvert, du jeudi au dimanche, de 13h à 18h. Fermé le lundi, mardi et mercredi.
Visites possibles sur rendez-vous. Site Web



LES MÉMOIRES VÉGÉTALES à la Galerie Verhaeren
du 12 décembre 2018 au 20 janvier 2019, deux photographes sur ce thème:


VÉGÉTAUX N/B et ROSES/Alain Ceysens


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Dans nos villes la nature tente de prendre de plus en plus de place en envahissant les espaces délaissés, les jardins et autres terrains vagues.
Je recueille les herbes folles, les plantes et les fleurs oubliées. Je les confronte à l’ombre et à la lumière face à l’appareil photographique. Je les laisse envahir le cadre que j’ai arbitrairement choisi et je leur donne une existence nouvelle en les inscrivant sur le papier.


Alain Ceysens

Depuis le début de ses études photographiques à l’institut Saint-Luc de Liège, que se soit en noir et blanc ou en couleur, Alain Ceysens photographie l’écorce du monde et en restitue une image faite de grains et de pixels. Depuis plus de 50 ans, il a participé à de nombreuses expositions à Bruxelles, en Belgique et à l’étranger. Il a été professeur aux Académies des Beaux-Arts de Tournai et de Woluwé-Saint-Pierre jusqu’en 2009. Ses photos ont également fait l’objet de plusieurs publications.


Réflectance et O&autres/Jean-François Urbain


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Un cursus en ingénierie commerciale et en informatique, plusieurs mois d'hospitalisation suite à un accident cardiaque, et de là, la ferme décision de se consacrer à sa passion pour la photographie. Retour sur les bancs de l'école, dix années de cours du soir à l'Académie de Woluwe-Saint-Lambert pour le côté artistique, à l'Ecole de photographie Agnès Varda pour le côté technique, avec la même soif d'apprendre. Avec un furieux désir de s'exprimer aux travers ses images. Pour donner à voir, pour exister...

Si le temps n'est qu'illusion, les traces qu'il laisse sont, elles, bien réelles. Comme autant d'inscriptions dans la matière. Une mise en scène de la réalité pour traduire une émotion face à la temporalité des choses. Recherche de formes, de matières, qui me touchent et me parlent. Les scruter, les explorer.

Réflectance
Une mise en scène de la réalité face à la temporalité des choses.

O & autres
Mise en scène d’un écosystème, de sa biocénose et de son biotope.
Des trois éléments le composant: la terre, l’eau et le ciel.
Réunis en un espace écologique donné, une nature préservée.


Galerie Verhaeren: 7, rue Gratès (place Keym) - 1170 Bruxelles (dans les bâtiments du Centre culturel La Vénerie-Espace Delvaux).
Entrée libre, du mercredi au samedi, de 14 à 18h, dimanchea de 10 à 13h.



UN ROYAUME SANS FRONTIÈRE/Michel Couturier à la Galerie Cerami
du 15/12/18 au 27/01/19


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Dans l’œuvre de Michel COUTURIER se jouent l’exercice symbolique et le pouvoir à l’image (ses formes invisibles comprises). La place de l’image y est cruciale, telle une question posée de rapport au monde. Elle semble aussi relever d’une action qui ne peut être entamée que par son auteur seul, par-delà les contraintes symboliques agissant personnellement sur lui et sur les environnements dans lesquels il se place. Le travail de Michel COUTURIER, dont la situation d’auteur/capteur se place au cœur de décors à la fois ouverts et contraignants, se situe donc à l’opposé d’une forme sociale performative qui traduirait un partage d’expériences vécues. La question de son rapport à l’environnement dans lequel il saisit ses prises est, quant à elle, déterminante. (...)

Au final, ce qui apparaît, tant dans les formes trouvées que dans les sujets choisis par Michel COUTURIER, c’est autant l’existence propre de l’image dans l’espace que ses limites inéluctables également. C’est ainsi qu’il confie : « Quand j’ai commencé à m’intéresser à l’art, il y avait l’art minimal, il y avait Carl André etc. Cette question de la présence, plutôt que de la représentation, est toujours restée très importante pour moi ». Cette confidence révèle ce que Michel COUTURIER continue à proposer au regard : une poétique concrète et une présence/absence qui ne cesse d’être constitutive de son œuvre (la sienne lors de ses repérages dans ces lieux codifiés, celle de ses sujets lorsqu’il les découvre, mais aussi celle de ses œuvres s’offrant dans leur unicité à la vue du public)...

Cette exposition à la Galerie CERAMI est, dès lors, une occasion donnée de plus pour le public de se mettre en présence des images (affiches, photographies, et dessins de grand format) et de s’offrir une occasion nouvelle d’appréhender leur iconologie autant que leur iconicité.

Annabelle Dupret

Galerie Jacques Cerami: Route de Philippeville 346 - 6010 Couillet (Charleroi). www.galeriecerami.be



OÙ EN SOMMES-NOUS?/Daniel Michiels à La Châtaigneraie, Flémalle
du 24/11 au 14/12/18 et du 08/01 au 20/01/19


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Daniel MICHIELS (Bruxelles, 1952) s’installe sur les hauteurs de La Roche-en-Ardenne à 26 ans. Cette région d’adoption devient alors son thème de prédilection. Il traite de l’habitat rural, des agriculteurs... Peu à peu, il va élargir son champs d’investigation, il mêle portait, paysage et scènes diverses. Son travail est très largement inspiré par son quotidien, il photographie son entourage immédiat. Ses photographies immortalisent un endroit où il se trouvait à un moment donné…
Il s’attache à rendre l’Ardenne irréelle, intemporelle, belle et touchante, sans aucune mièvrerie.

Centre wallon d'Art contemporain - La Châtaigneraie: 19 Chaussée de Ramioul, 4400 Flémalle. Exposition accessible de 14h à 18h (sauf le mardi de 14h à 17h) ou sur rendez-vous. Fermé le lundi, le jeudi et jours fériés. Entrée libre.



LIBRE MAINTENANT/PIerre Liebaert au Musée des Beaux-arts de Mons
du 15/12/18 au 13/01/19


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Il y a tout juste un an, le photographe Pierre Liebaert a reçu le Prix du Hainaut des Arts plastiques 2017. Il s’agit d’une consécration incontournable décernée annuellement par la Province de Hainaut et qui distingue de jeunes talents ayant un lien avec le territoire et dont les oeuvres abordent tous les domaines d’expression plastique. L’exposition 2018 du Prix se déroule dans les espaces du Palais provincial de Mons.
En parallèle, le Secteur des Arts plastiques de la Province de Hainaut et le BAM-Musée des Beaux-Arts de Mons ont souhaité donner carte blanche au lauréat 2017. Pierre Liebaert interviendra dans les salles du BAM avec la série photographique qui a marqué le jury. Ce projet permet au jeune artiste de présenter son travail au public dans des conditions muséales et annonce le début d’une belle collaboration entre les institutions.

"Pierre Liebaert, lauréat du Prix du Hainaut des Arts plastiques 2017, nous convie à un étrange huis clos. Les modèles qui, répondant à l’annonce qu’il a diffusée, ont souhaité venir poser dans l’intimité d’une chambre close, semblent n’avoir rien tant désiré que cet instant du face à face avec un photographe qu’ils ne connaissaient pas."

Xavier Canonne

Voir aussi l'exposition de Pierre Liebaert chez Contretype en 2015

BAM Mons: rue Neuve 8 - 7000 Mons - www.bam.mons.be



LES AMERICAINS/Robert Franck au Musée de la Photographie de Charleroi
du 22 septembre 2018 au 20 janvier 2019


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Faut-il encore le présenter? Robert Frank, figure incontournable de la Street Photography, est l’un des photographes les plus influents du XXe siècle depuis la parution de son premier livre Les Américains en 1958. Les images de ce livre, qui ont 60 ans, ont profondément marqué des générations de photographes.
Pour ce travail, accompagné de sa femme et de ses enfants, Robert Frank entame alors en avril 1955 un voyage à travers l’Amérique qui durera jusqu’en juin 1956. Sans programme préétabli, Frank sillonne trente états en se laissant porter aux hasards de la route, des rencontres et des événements. S’ensuivent des images, 27 000 sur pellicule, 83 retenues pour la publication.
Réalisé en France chez Robert Delpire dans un premier temps – Life Magazine ayant refusé de le publier – Les Américains est réédité en anglais un an plus tard chez Grove Press. Alors que l’édition française suscite peu de réactions, l’édition américaine rencontre – comme ce fut le cas trois années auparavant avec New York de William Klein – une hostilité profonde et se voit taxée d’antiaméricanisme. Bien loin du rêve américain tant vanté par certains, s’affiche avec cette série mythique un tout autre quotidien vu par le photographe lors de ses nombreux séjours dans les grandes villes. C’est le reflet d’une société telle qu’elle se présente à lui; des fragments de vie, les tensions sociales ou le vide existentiel, les désordres du quotidien mais également les moments de plus grande légèreté.
Il demeure un ouvrage culte de l’histoire de la photographie au point que l’on peut écrire qu’il y a une photographie avant et une photographie après la parution des Américains.



Egalement au Musée de la Photographie de Charleroi:

MEMYMOM/LISA DE BOECK & MARILÈNE COOLENS
du 22 septembre 2018 au 20 janvier 2019


memymom
Den Deugniet, 2013© memymom

Lisa a cinq ans lorsque Marilène, sa mère, commence à la photographier. A table, sur le lit, cachée entre les tentures, l’enfant est la comédienne exclusive d’un théâtre improvisé. Maquillée, déguisée, elle mime sous l’œil attentif et directif de Marilène des scènes de séries télévisées, de dessins animés ou de contes de fées. Cette complicité créative, The Umbilical Vein, s’étirera de 1990 à 2003.

Ce qui n’était alors qu’un jeu, une forme d’archive familiale, prend ensuite un autre aspect.
Memymom, contraction de « me and my mom », est un concept artistique qui débute en 2004 entre deux photographes autodidactes vivant à Bruxelles, une mère (Marilène Coolens, 1953) et sa fille (Lisa De Boeck, 1985). Sous ce label memymom, Lisa devient au même titre que Marilène photographe, modèle, habilleuse ou metteuse en scène.

De 2010 à 2015, la série
The Digital Decade témoigne de la volonté de créer des tableaux à contenu plus volontiers symbolique. Dans des lieux propices aux scénographies diverses ou dans des décors chargés émotionnellement pour les deux protagonistes, comme par exemple celui de la maison de famille, toutes deux se prêtent au jeu. La sensualité ayant supplanté l’innocence, les photographies se déclinent en un jeu de miroirs, traitant notamment de la question de la mémoire, de la maternité, en jouant des stéréotypes féminins jusqu’à la parodie.

Enfin, la série
Somewhere Under The Rainbow 2016-2018 évoque dans des décors à Bruxelles et lors de voyages à l’étranger l’ambiance de films non spécifiquement désignés, un climat mieux qu’une citation directe, prolongeant la relation tant familiale que créative entre les deux femmes.



FACE TO FACE/Manfred Jade
du 22 septembre 2018 au 20 janvier 2019


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© Manfred Jade

L’exposition Face to face du photographe Manfred Jade rassemble une sélection de portraits réalisés sur une vingtaine d’années dans divers pays du monde (Belgique, Cuba, France, Vietnam). Ces portraits photographiques en noir et blanc représentent tous des jeunes gens, hommes et femmes, d’une même tranche d’âge, celle des 15-25 ans, celle que l’on nomme le « bel âge » cet entre-deux de tous les possibles.

D’un point de vue technique, ses portraits sont réalisés selon un même mode opératoire. Ils sont tous rigoureusement cadrés comme pour une photographie d’identité: frontalité stricte, fond neutre, éclairage semblable, regard fixe des sujets, expression hiératique du visage.
Nulle froideur pourtant dans ces portraits reproduits à échelle réelle qui composent la série Face to face, mais l’expression d’une pureté et d’une grâce que leur confère leur âge. Son dispositif technique répétitif de prise de vue a paradoxalement le don d’amplifier les différences morphologiques propres à chacune des personnes. Le visage humain nous apparaît là, plus que jamais, dans son incroyable et infinie multitude.

A la façon des « portraits du Fayoum » peints de l’Égypte ancienne romaine, les visages photographiés par Manfred Jade fixent le spectateur de leur étrange immobilité. Leurs regards perçants nous convient à un face à face des plus nu qui n’appelle aucune réponse. Ils nous renvoient plutôt à la fragilité de notre propre condition humaine et à l’insondable mystère qui se cache derrière chacune de ces figures.

Manfred Jade est un photographe allemand. Il est né à Dusseldorf et vit à Bruxelles.

Musée de la Photographie de Charleroi: 11, avenue Paul Pastur - 6032 Charleroi (Mont-sur-Marchienne). Ouvert du mardi au dimanche, de 10h à 18h.
www.museephoto.be



PROGRAMMATION ACTUELLE DU FOMU:

UNTITLED (NUDE)/Claude Samuel Zanele
du 26 octobre 2018 au 10 février 2019


Zanele
Zanele Muholi, Ntozakhe II, Parktown, 2016.
Courtesy of Stevenson, Cape Town/ Johannesburg
and Yancey Richardson, New York.

Claude, Samuel, Zanele. Trois photographes, trois individus complexes. Tous trois braquent leur objectif sur eux-mêmes, en guise de fenêtre sur le monde.

Dans ses autoportraits, Claude Cahun (FR, 1894-1954) défie les préjugés en matière de genre et d'identité. Née Lucy Schwob dans une famille juive d'éditeurs, elle est à la fois célèbre comme transgenre avant la lettre, activiste antinazi affichée et membre de la scène artistique surréaliste.
Samuel Fosso (NG/CM, °1962) réalise ses premiers autoportraits avec des restants de rouleaux photographiques dans son studio photo. En revêtant chaque fois une nouvelle identité, il entend faire passer un message politique clair. Ainsi, il donne enfin une place aux combattants de la liberté postcoloniaux dans le musée.
Pour la série Somnyama Ngonyama, Hail The Dark Lioness, l'activiste visuel(le) Zanele Muholi (ZA, °1972) utilise son corps comme toile de fond pour aborder les questions de la race et de la représentation. Chaque autoportrait, pris en Afrique (du Sud), en Amérique, en Europe et ailleurs pose des questions critiques sur l'inégalité sociale, les droits de l'homme et les représentations contestées du corps noir.

Cette exposition est une collaboration avec Autograph Londen.

BIEKE DEPOORTER
du 26 octobre 2018 au 10 février 2019


Bieke_Depoorter
Agata, Paris, November 2, 2017 © Bieke Depoorter / Magnum Photos

Bieke Depoorter (BE, °1986) est membre de la prestigieuse agence Magnum Photos depuis 2012. En tant que jeune photographe, elle a déjà effectué un parcours impressionnant. C'est sa première exposition individuelle au FOMU. Nous dévoilons une Depoorter méconnue à un tournant de sa carrière. Dans cinq projets récents – dont certains encore en plein développement – elle remet en permanence en question sa propre position en tant que photographe et outsider.

La nuit et les moments auxquels personne ne semble prêter attention restent son domaine de prédilection, mais la collaboration et le dialogue occupent désormais le premier plan. Ainsi, après des années de photo en Égypte, elle change de cap en demandant à des Égyptiens d'écrire directement sur ses clichés. Dans As It May Be (2017), il en résulte une conversation entre Égyptiens et la parole est donnée à des personnes qui sinon ne se laisseraient jamais photographier. Dans l'installation multimédia Sète#15 (2015) et dans le court-métrage Dvalemodus (2017), elle considère ses sujets comme les acteurs d'un récit avec leur propre univers comme décor.

Avec cette exposition, le FOMU montre également deux projets encore en plein développement. Agata (2017-…) est une collaboration avec une jeune femme que Depoorter a rencontrée à Paris. Dans ce projet, tant la photographe que la personne photographiée définissent le scénario. Dans Michael (2015-…), Depoorter se comporte presque comme une détective dans une enquête de plusieurs mois sur la vie d'un homme de Portland, dans l'Oregon. Lors d'une rencontre brève, mais intense, Depoorter reçoit trois valises remplies de collages et d'écrits, ce après quoi l'homme disparaît sans laisser de trace.



COLLECTION EN TRANSIT
jusqu'au 10 février 2019

Le FOMU se prépare à un déménagement de grande envergure de sa collection vers une nouvelle tour, le premier dépôt basse énergie dédié à la photographie en Europe.
L'institution profite de ce déménagement pour dévoiler les coulisses de la collection. Pour ce faire, son équipe utilise une zone de transit temporaire et ouvre ses portes au public.
Collection En Transit vous initie au voyage des pièces de collection vers leur nouvelle destination au gré de leur enregistrement, de leur description et de leur restauration. Vous êtes invités à jetez un coup d'œil au studio photo, à l'atelier de restauration et à l'unité d'enregistrement et décryptez tous les rouages du FOMU.



FOMU: Waalsekaai 47, 2000 Anvers. www.fotomuseum.be



DAMAGED GOODS/Barbara Vandendriessche au Centre culturel d'Hasselt
du 10/12/18 au 17/02/19


Barbara_Vandendriessche


Cultuurcentrum Hasselt: Kunstlaan 5 - 3500 Hasselt. www.ccha.be


RESIDENCES, ATELIERS, APPELS À PROJETS, STAGE, CONCOURS...


FORMATION CONTINUE À LA PHOTOTHÉRAPIE par Emilie Danchin

Emilie Danchin est philosophe, artiste photographe, psychothérapeute, formatrice d’adultes et socio-thérapeute. Elle est formée en psychosomatique relationnelle et en thérapie brève et hypnose ericksonienne et experte en photothérapie et en photographie thérapeutique. Elle a créé la formation en 2014 pour répondre à une demande émanant de professionnels francophones en santé mentale et en photographie. Cette formation est unique en français. Pour participer, un entretien préliminaire (gratuit) est obligatoire.

Module 1 : Du 20 au 23 septembre 2018
Module 2 : Du 22 au 25 novembre 2018
Où ? WIELS Centre d’Art contemporain (Avenue Van Volxem, 354 1190 Bruxelles).
Module 3 : Du 7 au 10 mars 2019
Où ? Ateliers de la rue VOOT (91, rue Voot - 1200 Woluwe Saint Lambert)
Prix : 600 € ttc par module

Plus d'infos: www.analytiquephotographique.be



Atelier photo en résidence dans le cadre de la 9e Biennale de photographie en Condroz

Dans le cadre de la 9e Biennale de photographie en Condroz, intitulée "Vibrer", organisée en août 2019 (www.biennaledephotographie.be - site en construction), le Centre culturel de Marchin propose un atelier de photo en résidence du 27 juillet au 3 août 2019, animé par Marie Sordat (www.mariesordat.net).
Deadline: les inscriptions doivent parvenir pour le 10 mai 2019.
Conditions et inscriptions: www.biennaledephotographie.be/stage-residentiel/


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HORS FRONTIÈRES


L'AME, UN SUBTIL MOTEUR A EXPLOSION/Boris Mikhaïlov au CRP de Douchy-les-Mines
du 8/12/18 au 24/02/19


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© Boris Mikhaïlov. Série Salt Lake, 1986

Le CRP/ consacre une exposition personnelle à l’artiste ukrainien Boris Mikhaïlov, figure internationale de la photographie contemporaine. En écho à l’histoire industrielle de la région, il a choisi de présenter dans la galerie du CRP/ la série Promzona, produite en 2011 pour la Biennale de Kiev et montrée pour la première fois dans une institution en France, et la série Salt Lake réalisée en 1986.

Boris Mikhaïlov est un artiste en perpétuelle invention capable d’inaugurer de nouvelles pratiques formelles dès les années 60 avec la série Yesterday’s Sandwich (1966-68), de mettre en scène les clochards de Kharkov dans une véritable fantasmagorie urbaine dans Case History (1997-98).

A travers les deux séries présentées dans l’exposition, l’artiste nous plonge dans son histoire nationale, du passé soviétique à l’Ukraine actuelle. Vision sensible, nostalgique mais acérée et engagée, il nous propose un travail sans concessions s’incarnant à la fois dans une observation féroce de l’humain et la mise en images d’une Histoire, celle de l’ex-bloc soviétique, de ses grandes heures à son effondrement jusqu’aux promesses démocratiques non tenues de l’ouverture capitaliste.

CRP/: Place des Nations, 59282 Douchy-les-Mines. www.crp.photo


FESTIVALS ET COLLOQUES


Rubrique en construction.


DIVERS


TURNING PHOTOGRAPHY

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A l’occasion la 57ème Biennale de Venise pour laquelle Dirk Braeckman a été désigné comme représentant de la Communauté flamande dans le pavillon belge, la FWB et le Flanders Art Institute ainsi que d’autres partenaires se sont associés pour mettre en ligne un dossier spécial autour de la pratique de la photographie contemporaine présentant pas moins de 55 artistes belges du secteur.

La sélection de Dirk Braeckman pour le Pavillon belge à l’occasion de la 57e Biennale de Venise est apparue pour les initiateurs de cette opération comme l’occurrence rêvée de mettre en lumière les artistes les plus audacieux œuvrant aujourd’hui en Belgique dans le champ de la photographie. Leur positionnement privilégiant l’autoréflexion a permis d’envisager de nouvelles - et audacieuses - tentatives de redéfinir les possibles de la pratique photographique. Aussi, Turning Photography propose une sélection ordonnée de portraits d’artistes augmentée d’essais signés par des critiques faisant autorité dans le secteur: Steven Humblet, Danielle Leenaerts,
Anne-Françoise Lesuisse, Arjen Mulder et Joachim Naudts.

Parallèlement à une vaste sélection d’artistes et de photographes à la renommée plus ancienne et établie, Turning Photography met l’accent sur une génération de jeunes photographes et artistes visuels émergents. Leur travail a été sélectionné en raison de la spontanéité dénuée de déférence envers des pratiques photographiques plus conventionnelles qui en émane.

Turning Photography présente une série d’essais et d’interviews signés par des critiques renommés ainsi qu’une sélection de portraits d’artistes dont le travail a permis une exploration expérimentale et une réévaluation critique du rôle du photographe dans la perspective élargie des arts visuels contemporains et de la culture. Turning Photography invite à la découverte des facettes multiples du travail de ces artistes emblématiques de la tendance actuelle à réenvisager les possibles de la photographie.

Turning Photography est une initiative du Flanders Arts Institute en étroite collaboration avec la Fédération Wallonie-Bruxelles, BOZAR – Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, FOMU - Fotomuseum et M - Museum Leuven et se veut une introduction à la photographie contemporaine belge pour les professionnels internationaux de l’art.

http://turningphotography.be



ARTIST PROJECT/Iles asbl


Initié par ILES asbl, Artist Project est une plateforme dynamique, active dans le conseil et l’accompagnement d’artistes. Son objectif : aider les artistes à valoriser leurs projets et à acquérir plus d’autonomie dans leur parcours professionnel. Pour ce faire, ses trois missions sont d’informer, former et conseiller les artistes ainsi que tous les publics intervenant dans les domaines créatifs. Equipe: Christelle Cornez (direction), Géraldine Van Houte (coordination), Alexandre Pintiaux (juriste), Anne D’hond, France Morin et Davide Lavoratornovi (Conseil, accompagnement et formation).
Artist Project récolte également un ensemble d’appels à projets, de résidences, de concours et autres initiatives en cours dans le secteur de la musique, des arts scéniques et des arts visuels. Si vous souhaitez être informé au quotidien, ces appels sont insérés au fur et à mesure sur leur site ou leur page Facebook.

logo_artist_project


BROWNIE

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Depuis août 2017, BrowniE est une plateforme de valorisation de la photographie « de » et « en » Belgique, conçue et animée par Justine (journaliste) et Boris (graphiste). On y trouve des outils (agenda des expositions photo en Belgique, carnet d’adresses spécialisé), des informations (actualités, appels à projets), des présentations de livres et d’expos, des interviews d’acteurs du monde belge de la photo, et bien sûr, des photographies (portfolios, rubriques Le doigt dans l’œil et La vie domestique). L'accès à ce contenu, riche et diversifié, est gratuit.

http://browniephoto.be



LE LABEL DIGIGRAPHIE®


APP Photolab a obtenu le label "Digigraphie®". Il s’agit d’une reconnaissance internationale d’excellence en matière d’impression. Ce label permet aux artistes photographes de produire des séries limitées, numérotées, signées et estampillées de leurs œuvres originales en très haute qualité, avec une durée de vie de plusieurs générations.

La Digigraphie® est un label qui répond à des critères précis et à des usages stricts. Seuls certains imprimeurs sélectionnés avec soin, certains papiers et encres ayant subi des tests de vieillissement poussés obtiennent ce label. C’est le gage de sa valeur et la condition de son succès. Un certificat est fourni avec chaque tirage. Adoptée par les artistes, les galeries et les collectionneurs, la Digigraphie® est devenue LA référence dans l’impression numérique d’art.

La Digigraphie® offre à chaque artiste l'occasion de diffuser ou de vendre plus largement sa création en lançant une série limitée de qualité. Elle empêche tout plagiat puisque chaque œuvre est numérotée, estampillée et signée. L'artiste peut produire ses œuvres en fonction de la demande.

La Digigraphie® ouvre un nouvel horizon pour la reproduction numérique d’art. Grâce à elle, le monde de l’art exploite enfin tous les avantages des technologies numériques, tout en garantissant une qualité et une conservation exceptionnelles des œuvres produites.

Les artistes digigraphes ont désormais leur site : www.digigraphie.com
Chaque artiste peut y être inscrit en vue d’y présenter son portfolio d’œuvres certifiées « Digigraphie® ».

Le site d'APP Photolab: www.app.be