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(Dernière mise à jour: 20/04/2017)

EXPOSITIONS


ART BRUSSELS 2017 à Tour &Taxis
du 21 au 23 avril 2017

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Tout en ayant conservé son profil de foire conviviale et de découverte, Art Brussels célèbre cette année sa 35ème édition, et fait désormais partie des plus anciennes foires européennes, et parmi l’une des plus établie.

Depuis sa création, Art Brussels est devenue incontournable dans le milieu des foires d’art contemporain, et également une des plus importantes en Europe.

Pour la deuxième année consécutive, Art Brussels se déroulera dans le bâtiment emblématique de Tour & Taxis, une ancienne maison de douanes datant du début du 20e siècle, un espace d’espace d’exposition exceptionnel situé au cœur de la vie artistique de la ville.

Art Brussels attire chaque année de nombreux collectionneurs et visiteurs venant du monde entier, notamment de Belgique, France, Allemagne, Italie, Luxembourg, Scandinavie, Pays-Bas, Royaume-Uni, mais aussi des Etats-Unis, d’Australie et de Turquie.

Infos: www.artbrussels.com



KOMOREBI/Anne-Sophie Guillet à la Galerie La part du feu
du 22 avril au 7 mai 2017


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Komorebi signifie la lumière filtrant à travers les feuilles et les arbres.

Les images présentées sont une sélection de la série Komorebi, série toujours en cours et entamée par l’artiste durant sa période de résidence au Japon (Studio Kura) en août et septembre 2016.

En cette période particulière de l’année, les éléments font partie intégrante du quotidien et rythment l’ensemble des journées. Humidité, chaleur invitent la nature à s’exprimer et à se déployer en force, insolente, rendant dérisoire toute tentative de résistance. La nature dicte ainsi ses règles, se présente comme un secret à sonder contenant intrinsèquement en elle l’espoir d’une rencontre.

Ces images sont ainsi les premières écritures de cette rencontre. Multiples dans leur dimension, elles racontent autrement que par des mots la découverte d’un lieu, l’expérience d’un nouvel espace-temps à investir et à vivre. Car le temps prend ici toute son importance et sa signification. Omniprésent, il passe par le silence qui émane des ces photographies: silence d’une réflexion, silence qu’impose cette nature, silence d’une solitude ressentie qui se déploie ou se contracte selon les dispositions de l’artiste.

Dans ces photographies, la présence humaine est pratiquement absente, accentuant cette sensation forte d’isolement et d’intimidation face à une nature qui s’impose presque comme un écran, un rempart que l’artiste traduit par une prise de vue frontale ou avec peu de profondeur de champ et des horizons souvent absents. Comme labyrinthiques, ces images traduisent cette sensation « de ne pas s’y retrouver car on y est encore un peu étranger » mais amènent toutefois, par l’étalement et le foisonnement de détails enregistrés , ce goût de l’enfouissement, ce vertige de l’initiation,
cette angoisse de l’inconnu propre à toute prospection. Et figure en quelque sorte l’intuition d’un apprentissage qui permet d’accéder à quelques percées, à quelques ouvertures dissimulées dans
un espace qui était de prime abord réduit.

De cette expérience résulte un ensemble d’états de lieu topographique et cognitif du territoire exploré par l’artiste qui s’est rendue disponible à son environnement par l’acceptation d’un voyage
en territoire inconnu.

Coline Franceschetto, 2017

La part du feu: 55, rue Saint-Ghislain, 1000 Bruxelles. Sur Facebook
Exposition accessible les samedis et dimanches de 10 à 18h, en semaine sur rendez-vous.



MARPESSA-MODA-SICILIA/Ferdinando Scianna à la Box Gallerie
du 24 mars au 6 mai 2017


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Marpessa, Bagheria, Sicile, 1987
© Ferdinando Scianna / Magnum Photos

«Ferdinando n’y peut rien, il a des siècles de finesse et de culture derrière lui; ce qui lui permet d’éviter les outrances du délire épidermique de vitesse – il a le temps sans trop avoir à être de son temps. Il accumule dans sa petite boîte sa profonde expérience du monde sans en attendre autre chose que de pouvoir continuer à le faire avec une passion calme.»
Henri Cartier-Bresson

Membre de Magnum depuis 1989, Ferdinando Scianna (°1943, Bagheria, Sicile) ne jouit pourtant pas de la reconnaissance qu’il mérite. La faute en incombe sans doute partiellement à sa discrétion et à son maintien en marge des courants et des tendances. Son oeuvre, inscrite dans la grande tradition du documentaire humain, n’en demeure pas moins essentielle, riche de nombreuses images qui font désormais figure de «classiques».

Paradoxalement, c’est à une espèce de parenthèse dans sa carrière qu’il doit une partie non négligeable de sa renommée. Alors qu’il s’est consacré jusque-là au reportage (principalement pour le magazine L’Europeo) et aux portraits d’artistes et d’écrivains, deux créateurs de mode italiens lui demandent au milieu des années 1980 de donner image à leur marque, Dolce e Gabbana. Le cahier des charges s’éloigne des sentiers battus et rejoint la manière habituelle de Ferdinando: photographier un modèle dans des situations proches du quotidien, avec pour décor principal les rues, les maisons (parfois les palais) de villes et de villages siciliens, parfois au milieu de la population locale. Le résultat sera une réussite telle que, pendant longtemps, Marpessa, le modèle, et les photographies réalisées par Scianna resteront indissociables de l’image des créations de la marque.

Outre ces images de mode, l’exposition propose également, comme un contre-point, des extraits de l’essai que Ferdinando Scianna, alors à peine sorti de l’adolescence, consacra aux fêtes religieuses siciliennes.

Box Galerie: 102, chaussée de Vleurgat 102 - 1050 Bruxelles. Ouvert du mercredi au samedi, de 14 à 18h. www.boxgalerie.be



JEAN-LOUIS VANESCH à la Galerie La Ligne à Herve
du 21 avril au 13 mai 2015


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Galerie La Ligne: 10 c, rue Gustave Taillard, 4650 Herve. Ouvert les vendredis et samedis et sur rdv: 0495 58 16 27.



50 PHOTOGRAPHIES/Philippe Herbet à la Galerie Jacques Cerami
du 7 mai au 3 juin 2017


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Cinquante photographies de Philippe Herbet sont mises en vente par la galerie Jacques Cerami à un prix exceptionnel. Il s’agit des séries reprises sous le titre générique de Rhizome Oriental comprenant Made In Belarus, Lettres du Caucase ;y sont ajoutées quelques-unes de Joan-Etorri, la série réalisée lors de la résidence d’artiste Nekatoenea au Pays Basque.
Ces projets réalisés entre 2001 et 2011 reflètent l’ouverture d’une monde que le photographe aime, des frontières qui s’ouvraient, un espoir de lendemains meilleurs… avant que tout cela, en à peine cinq années, se ferme à nouveau, avec la montée navrante des nationalismes, la création de nouvelles frontières (songeons à cette toute récente ligne de séparation entre la Biélorussie et la Fédération de Russie).

Cinquante photographies, cinquante instants de plaisir dans le vagabondage et les rencontres.

Le produit de cette vente exceptionnelle lui permettra de poursuivre et de terminer son nouveau projet. En effet, Philippe Herbet s’est mis dans la peau d’un étrange fugueur de la fin du XIXe siècle : Albert Dadas. Dadas est atteint de dromomanie, d’automatisme ambulatoire, diagnostique établi par son médecin Philippe Tissier et repris dans une thèse intitulée « Les aliénés voyageurs ». Herbet a trouvé des points communs avec Dadas comme un traumatisme crânien, une mémoire défaillante, de grands maux de tête, une propension à pleurer vite, des poussées mélancoliques, le goût du voyage et des grands espaces, l’errance à tout prix, l’attirance pour le Nord-Est, le sens de la propreté vestimentaire, un rapport spécifique à Liège, le besoin irrésistible d’aller dans une ville dont le nom lui plaît, etc. Le photographe retrace la grande fugue d’Albert de 1880/1882 à travers l’Europe, après sa désertion de son casernement au 127e de Ligne à Valenciennes.

Il manque à Philippe Herbet trois sections du trajet d’Albert : Bordeaux / Valenciennes ; du sud de la Russie, l’Ukraine, les rives de la mer Noire jusqu’à Istanbul ; Munich et le tour de la Suisse, à Bâle où s’était achevée l’errance de Dadas.

Galerie Jacques Cerami: Route de Philippeville 346 - 6010 Couillet (Charleroi). www.galeriecerami.be



NATIJD/Peter Morrens - Pol Pierart au Centre culturel de Marchin
du 23 avril au 21 mai 2017

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Pol Pierart, JE/TU, 15 x 10,5 cm, 2012

Le Centre culturel de Marchin réunit à nouveau un artiste flamand, Peter Morrens, et un artiste wallon, Pol Pierart. Unis, ces deux-là le sont par les mots – les maux ? – qui apparaissent dans les dessins de Peter et dans les peintures et les photographies de Pol et qui nous plongent avec finesse dans nos réflexions sur nous-mêmes et sur le monde dans lequel nous vivons.

Peter Morrens, né en 1965, vit et travaille à Berchem et à Utrecht (NL). Pour gérer l'abondance des idées qui sont en lui, Peter Morrens crée une œuvre polymorphe où on sent, à première vue, une confusion : l’artiste façonne une production plastique qui éclate dans tous les sens. Il puise des images d'expériences et de sentiments personnels et chaque dessin est chargé du poids de souvenirs et d'associations privées et aussi du sens de la nécessité, de l'ambiguïté et même de l'absurdité qui accompagne souvent les expériences intenses. Ses dessins suggèrent indirectement un modus operandi pour négocier avec le monde quotidien et ainsi ils interprètent ce monde de façon urgente. (De Visscher et Krcma).

Pol Pierart, né en 1955, vit et travaille à Embourg. Sa première expo à Marchin remonte déjà à 1996 (en 2003 chez Contretype). On aime (re)dire cette préoccupation de Pol : « Pour moi, l’art c’est l’incarnation d’une pensée. L’art est un moyen, un moyen de parler, de s’adresser aux autres, d’être en relation avec eux. » Il est l’auteur des mots gravés sur les marches de l’Administration communale : EnTRE – ETendRE – EnTendRE.

Centre culturel de Marchin: place de Grand-Marchin, dans l'ancienne école. Ouvert vendredi, samedi et dimanche de 14h à 17h (ou sur rdv: 085/413538). Site Web



HIGHER GROUND/Carl De Keyzer au Botanique
du 2 mars au 30 avril 2017


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© Carl De Keyzer, Cefalu, Italy, de la série Moments Before the Flood

Carl De Keyzer compte parmi les plus brillants photographes de notre pays. Membre de l’agence Magnum depuis 1994, il se distingue par la profondeur de ses reportages, souvent de longue haleine et par la multiplicité de ses approches. Ses travaux, régulièrement publiés dans la presse internationale, sont salués par la critique depuis ses débuts. Les reportages de Carl de Keyzer ont été exposés dans le monde entier, ont fait naître plusieurs publications remarquées et ont remporté de nombreux prix comme The “Eugene Smith Award”, International Center for Photography ICP, New York en 1990 ; le “Prix de la Critique-Kodak”, à Paris en 1992 ou le Photobook award of the year pour Congo (Belge) et Congo Belge en images, Kassel Photobook ; Allemagne en 2010.

Le Botanique réunit cette année deux séries photographiques inspirées par la menace du réchauffement climatique et par l’inéluctable montée des eaux, Moments before the flood et Higher Ground, respectivement achevées en 2012 et 2016.

Pour Moments before the Flood, Carl De Keyzer a sillonné pendant quatre ans près de 120.000 km de côtes européennes. Dans cette immense entreprise, il capture ce qui pourrait être les dernières images d’un littoral guetté par la disparition.

Alors que Moments before the flood se concentrait sur les rivages juste avant que la montée des eaux ne les supprime de la carte, Higher Ground, poursuit encore plus avant le scénario apocalyptique. Le photographe nous projette ici dans un futur indéterminé où les flots ont submergé la terre et les populations trouvé refuge dans les hauteurs des sommets d’Europe. Il y capture dans une veine presque Lynchéenne la vie qui s’y déroule désormais.

Ces deux travaux ont fait l’objet d’ouvrages parus chez Lannoo. Le dernier est accompagné d’un ensemble de nouvelles intitulé Ararat, de la plume de l’écrivain Philippe Claudel.

Cette exposition est réalisée avec la collaboration de Sluitertijd.

Le Botanique: 236, Rue Royale 236 - 1210 Bruxelles. http://botanique.be



A CASTLE MADE OF SAND/Vincen Beeckman, à la Fondation A Stichting
du 23 avril au 25 juin 2017


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© Vincen Beeckman, Bruxelles, juin 2016

Dans un monde où certains ne pensent qu’à élever des murs et où le repli sur soi est semence d’indifférence et de violence, la démarche photographique engagée de l’artiste passe-muraille Vincen Beeckman (né à Bruxelles en 1973) trouve toute sa place. Ses différentes interventions consistent à jeter des passerelles, à mettre en jeu tous ces liens filiformes qui peuvent rapprocher les gens, les citadins, les passants… Ainsi depuis plus de dix années déjà, il va au-devant de personnes accueillies au Petit-Château, une ancienne caserne datant du 19e siècle située le long du canal dans le centre de Bruxelles, qui a été transformée en 1986 en centre d’accueil pour demandeurs d’asile et qui est aujourd’hui gérée par l’Agence fédérale Fedasil.
Il y rencontre des mineurs d’âge non accompagnés du CADE. Là où les mots manquent, ne parlant ni le patchoune, ni l’albanais, c’est par le biais de l’outil-caméra et de l’image photographique que Vincen Beekman crée le dialogue, invite à la rencontre et génère le partage. Loin des grands reportages ou des images à sensations, sa démarche se veut simple, proche. Elle consiste à desserrer le champ de l’image photographique, en multipliant les interventions autant que les intervenants. Il réalise ses propres images, en collecte d’autres (selfies), encourage les gens approchés à en faire (caméras jetables). A castle made of sand rassemble de multiples images qui de par cette diversité, accolés tels les grains de sable d’un château, témoignent, nous parlent, nous interpellent à propos de la vie de ces jeunes gens, de ces personnes qu’aucun flot ne doit emporter.

Vincen Beeckman, membre de l’ancien collectif BlowUp, assure la programmation au sein de l’association Recyclart, un dynamique laboratoire qui multiplie les expérimentations socio-artistiques, les rencontres et les initiatives urbaines.



Fondation A Stichting: 354, avenue Van Volxem - 1190 Bruxelles (Forest). Ouvert, du jeudi au dimanche, de 13h à 18h. Fermé le lundi, mardi et mercredi.
Visites possibles sur rendez-vous. www.fondationastichting.be



EXPOLAROID 2017 à la Maison Pelgrims
du 20 avril au 7 mai 2017


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Pour cette deuxième édition d'Expolaroid, participation de Shirine Abel, Marie Cannella, Jean-François Flamey, Aurore Genicq, Stéphane Goin, Ornella Izzi, Pauline Richon, Isabelle Ricq et Michele Spagnolo. Projection Polaroid le samedi 6 mai 2017 à 20h.

Balade EXPOLAROID le dimanche 23 avril 2016, à 14h.

Maison Pelgrims: ouvert du lundi au jeudi, de 13h30 à 16h30. Samedi et dimanche, de 14h à 18h.



ERRAND & EPIPHANY/Alex Webb à la Galerie A
du 17 mars au 20 mai 2017


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Pour ceux qui auraient raté la grande expo d'Alex Webb au Bota, en 2016, la Galerie A renoue avec le photographe né à San Francisco en 1952. Membre de l’agence Magnum Photos depuis 1976, il a collaboré avec de nombreuses revues telles que le New York Times Magazine, Life, National Geographic ou encore Geo. Son travail a été récompensé par le prix Leica Medal of Excellence en 2000 et le Lucca Foto Festival Award en 2008. Son oeuvre et ses publications sont nourries par les paysages citadins de ses voyages au Guatemala, au Belize, au Mexique ou encore au Paraguay. Alex Webb, virtuose de la photographie, est un maître de la lumière, de la couleur et de la composition.

La Galerie A propose une sélection d’une vingtaine de tirages représentatifs du travail du photographe.

Galerie A: rue du Page, 25 - 1050 Bruxelles. http://a-galerie.be




THE WORLD OF STEVE McCURRY à la Bourse de Bruxelles
du 4 mars au 25 juin 2017


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Plus de 200 photos, en grand format, de ce membre de l'agence Magnum, vous feront voyager de l'Afghanistan à l'Inde, de l'Asie du Sud-Est à l'Afrique, de Cuba aux États-Unis ou encore du Brésil à l'Italie. Les photos de l'américain sont présentées sur des pans en tulle, qui offrent un effet de transparence et de surimpression.

La controverse dont Steve McCurry a fait l'objet l'année dernière, ne doit nous faire oublier qu'il a reçu à plusieurs reprises le prestigieux World Press Photo Award. Depuis la publication de son premier travail majeur sur l'Afghanistan, il collabore avec certains des magazines les plus prestigieux: Time, Life, Newsweek, Geo et National Geographic.

www.stevemccurryexpo.be



CRYSTAL VOYAGER/Michaël Briglio-Nigro à la Galerie Satellite des Chiroux
du 1er février au 9 avril 2017


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Crystal Voyager est le titre d’un film de surf culte, réalisé en 1973 et surtout connu aujourd’hui comme le support visuel de la chanson de Pink Floyd, « Echoes », une mélodie psyché et planante de 23 minutes que les images envoûtantes des vagues californiennes, des rouleaux étourdissants en plan subjectif, renforcent et brouillent à la fois. De l’évocation de cette union extatique entre image et musique, qui donne son titre à l’exposition, on retiendra l’idée d’une pénétration dans la doublure ou les poches du réel, là où le prosaïque le plus familier est suspendu à l’étrangeté et au trouble.
(...)

Témoins de moments singuliers et banals à la fois, les images de Michaël Briglio-Nigro jaillissent d’une rue quelconque, sans histoire autre que celle du photographe qui en saisit, à la faveur d’une apparition dont lui seul détient la clé, un instant halluciné, témoin d’un paysage mental aussi bien que d’un morceau d’espace circonscrit qui porte en lui la trace du factice et de la plus pure spontanéité. Des images-synthétiseur…

(A côté de ce travail qui allie l’onirisme sombre avec une imagerie rutilante, le romantisme noir de la désillusion avec la pop culture, Michaël Briglio poursuit également une série plus classique en noir et blanc, où les portraits notamment sont plus présents mais là aussi teintés de ce sentiment de perte ou de nostalgie.)

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Galerie Satellite: Cinema Churchill, Rue du Mouton Blanc, 20 - 4000 Liège. Site Web



DE SABLE AUX ENFANTS D'OR/Yves Trémorin à la Galerie Incise
du 18 février au 21 mai 2017


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Yves Trémorin photographie ses proches, la nourriture et les bêtes, les jouets, le sexe ou l’urine… Il regarde au plus près les cils encore humides d’un veau mort-né, la chair violacée d’un lapin écorché, les ongles et les rides, l’écume ou la peau morte maculant des lèvres. Il en fait des tableaux, au sens théâtral du terme : il suspend l’action au profit d’un abattage en règle de tout ce qui distrait ou pourrait distraire d’une réalité opérant sous ses aspects les plus intenses et rudes.
Fonds unis, souvent noir, plein cadre…La lumière isole et exalte les surfaces et les plis de corps ou d’objets dont la présence confine au terrible. Jamais grotesques ou obscènes, les sujets photographiés par Trémorin impressionnent toujours part leur épaisseur proprement holistique. Ils sont le support de plus que d’eux-mêmes. Singuliers et pourtant dé singularisés, ils forment les réceptacles d’un fond culturel et mythologique avec lequel ils composent et parfois s’écorchent. Ils en sont l’emblème. Jeunes et beaux, amoureux ou morts, ils sont lourds d’une histoire qui déborde la leur et la nôtre. Une histoire collective, dont l’universalité ne tient pas en une utopie morale – l’Humanité – mais bien aux soucis, beaucoup plus vifs et cruels, d’une espèce faite de mythes et de fluides, d’os et de chair. Cette impureté constitutive n’appelle aucune rédemption. Elle est plutôt le ressort d’une affirmation nietzschéenne : l’adhésion joyeuse à ce qui est, sans autre forme de sublimation. Les images d’Yves Trémorin savent conjuguer l’amour et l’inéluctable. Aucune promesse hors champ, de paradis en perspective, la frontalité tient toujours lieu d’horizon.
De sable aux enfants d’or est un diptyque mettant en scène deux jeunes visages dont les expressions débordent les attendus concernant l’enfance. Il est question ici de gravité, de profondeur, de fatigue, déjà. Ces regards vides ou détachés semblent trahir une informulable conscience du temps et des choses. Le très grand format des images et leur intégration dans l’espace public accentue le poids et la force d’un miroir où se dévoile finalement une imperturbable et insolente solitude.
Le titre de l’installation fait référence au blason de la ville de Charleroi : « de sable au lion rampant, armé et lampassé à dextre un sabre de même, au chef d’argent portant une fleur de lys de gueules ». L’héraldique a ses règles et son vocabulaire : le sable est la couleur noire. Un fond parfait pour signifier l’abîme. Deux enfants s’en détachent. Ils sont là, tout devant lui. De très vieux enfants sapiens, plein de courage.

Benoit Dusart.

Galerie Incise: Passage Bernard, 139 bd Tirou - 6000 Charleroi. www.incise.be



LES ANNÉES LUMIÈRES/Jeanloup Sieff au Musée de la Photographie de Charleroi
du 10 décembre 2016 au 7 mai 2017


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© Jeanlou Sieff, Judy, New-York, 1964

Elégance et légèreté, classicisme et sensualité sont quelques qualificatifs pour évoquer les photographies de Jeanloup Sieff (1933-2000).
Reporter indépendant, un temps membre de l’agence Magnum – il reçoit en 1959 le Prix Niépce pour son reportage sur le Borinage – c’est cependant dans la photographie de mode qu’il va s’illustrer.

Réalisées principalement pour de prestigieuses revues de mode telles Harper’s Bazaar, Elle, Vogue ou British Mode, ses photographies s’émancipent de la commande par l’originalité des cadrages, la densité des impressions et le choix du grand angle qui les rend immédiatement reconnaissables. Car il y a bien un style Sieff avec ses femmes-icônes portant les créations de prestigieux couturiers, ses nus féminins saisis dans leur troublante intimité, ses paysages déserts qui sont le visage solitaire de ce photographe pratiquant l’amitié avec les vedettes de l’écran ou de la politique qu’il rend si proches, s’effaçant derrière le modèle. Sieff épure sa photographie, en conservant les lignes maîtresses, les coulant dans des noirs profonds, rejoignant l’esthétique d’une époque, les «Trente Glorieuses» qu’il incarne à la perfection. Depuis les années cinquante, en une étroite connivence avec le cinéma, au travers des thèmes abordés, c’est tout le parfum d’une époque qu’a su traduire Jeanloup Sieff en ses images.

L’œuvre de Sieff n’a jamais connu une exposition d’importance en Belgique. Le Musée de la Photographie à Charleroi propose une sélection des photographies les plus emblématiques de Jeanloup Sieff, mélange des collections du Musée et des archives du photographe pour rendre hommage à celui qui, à l’égal d’ Irving Penn ou de Richard Avedon, a marqué plus d’une génération. Un choix de photographies de la série Borinage 1959 est présenté dans la Galerie du Cloître.



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© Jeanlou Sieff, Borinage, 1959

Egalement au Musée de la Photographie de Charleroi

EXCHANGING LOOKS/Wim DE Schamphelaere
du 10 décembre 2016 au 7 mai 2017


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© Wim De Schamphelaere, Escobar, La Havane, Cuba, 2015

Les photographies de Wim De Schamphelaere se présentent en bandes panoramiques sans l’effet produit par la rotation de l’appareil ni le collage des panoramas du 19e siècle. Pouvant atteindre jusqu’à huit mètres de longueur, elles impressionnent autant par leur composition que par l’atmosphère puissante qui s’en dégage : mises à plat, sans déformation oculaire, tel le décor de scènes de théâtre, elles sont peuplées de ceux qui vivent dans les lieux que le photographe a choisis, Cuba ou l’Afrique, la rue ou la savane s’offrant à la recomposition de leur propre spectacle. Bien plus qu’une entreprise «ethnographique» en leur apparence descriptive et documentaire, les photographies de Wim De Schamphelaere proposent une réalité imperceptible pour l’œil humain en un temps dilaté, à l’exemple de ces habitants rassemblés dans l’image sans s’y être trouvés au même instant.
La photographie se fait ici archéologue, joignant bout à bout sur l’écran de l’ordinateur les fragments photographiques minutieusement prélevés d’une réalité pour en recomposer l’apparence et en accroître les données sans volonté de la trahir mais au contraire de la servir.

Né en 1963, Wim De Schamphelaere a commencé sa carrière comme ingénieur en biochimie dans plusieurs sociétés. Il a ensuite fondé sa propre activité d’impression numérique. Wim De Schamphelaere a toujours été fasciné par les cultures étrangères et a voyagé régulièrement autour du globe. Il y a douze ans, il est devenu photographe professionnel à temps plein.


HORSEHEAD NEBULA/Matthieu Litt, Galerie du Soir
du 10 décembre 2016 au 7 mai 2017


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© Matthieu Litt, de la série Horsehead Nebula, 2013

Là-bas, il y a tellement de chevaux qu’on ne se préoccupe
même plus de leur donner un nom.
Cette région du Loinistan, sauvage, méconnue
et donc fantasmée, constitue un mélange de beauté
et de rudesse enclavée au creux des montagnes.

Y rechercher le sublime, la distance, mais aussi l’imagerie
et les croyances qui y sont liées est comme concrétiser
un rêve éveillé.

C’est emprisonner les sentiments ressentis
au sein de ce paradis terrestre,
où les frontières sont aussi enchevêtrées
que les chaînes de montagnes qui les définissent.
C’est comme un état entre conscience et imaginaire,
entre la quête et l’intuition de déjà connaître ces espaces
où l’environnement forge les individus.

Une hésitation entre mirage et réalité
de ce qui se présente à l’horizon,
sûrement parce que l’on y reste plus ouvert à la surprise.

Matthieu Litt



SCRUBLANDS/Antoine Bruy, dans la Boîte noire
du 10 décembre 2016 au 7 mai 2017


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© Antoine Bruy, de la série Scrublands

Musée de la Photographie de Charleroi: 11, avenue Paul Pastur - 6032 Charleroi (Mont-sur-Marchienne). Ouvert du mardi au dimanche, de 10h à 18h.
Site Web



SITES OF TECHNOLOGY/Lewis Baltz, au MAC's du Grand Hornu
du 19 février au 21 mai 2017


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Lewis Baltz, Air France, Sophia Antipolis (FR), Diasec, éd. 10 + 2 AP, 108 x 144 cm, 1989-91.
©Successors of lewis Baltz. Used by permission. Courtesy Galerie Thomas Zander, Cologne.

Deux ans après la disparition de Lewis Baltz, l’un des pères fondateurs de la photographie conceptuelle et représentant essentiel du mouvement des New Topographics, le MAC’s entend lui rendre hommage en présentant les Sites of Technology (1989-91), série emblématique de l’artiste américain qui dénonce les travers d’une société technoscientifique où l’invisible règne en maître. Exposé au MAC’s, l’ensemble de vingt photographies résonne également comme un écho lointain du site technologique que fut le Grand-Hornu à l’époque des charbonnages. L’œuvre de Lewis Baltz a fait l’objet de nombreuses expositions monographiques et de groupes à travers le monde et fait aujourd’hui partie des collections muséales les plus prestigieuses.



ET DES TERRILS UN ARBRE S'ÉLÈVERA/LaToya Ruby Frazier
du 19 février au 21 mai 2017, au MAC's du Grand Hornu


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© LaToya Ruby Frazier

La photographe américaine LaToya Ruby Frazier a grandi dans la banlieue de Pittsburgh, à Braddock, au cœur de la Rust Belt. The bottom désignait la partie basse de la ville, la plus pauvre et la plus proche de l’aciérie Edgar Thomson Steel Works fondée en 1872 par Andrew Carnegie. C’est là que, dès l’âge de seize ans, LaToya Ruby Frazier prend conscience de la nécessité de témoigner de l’impact de la désindustrialisation sur la communauté afro-américaine en photographiant sa famille à travers trois générations de femmes (sa grand-mère, sa mère, elle-même) ainsi que les paysages de cet ancien fleuron de la sidérurgie alors abandonné. L’histoire récente de Braddock, forgée à coup de recrudescence du chômage, d’accroissement de la pauvreté, de recul démographique, d’apparition de maladies, de fermetures d’hôpitaux et de consommations de drogues, se lit à même les corps et paysages que LaToya Ruby Frazier juxtapose dans The Notion of Family. Revendiquant l’héritage de la photographie sociodocumentaire initiée par la FSA (Farm Security Administration), LaToya Ruby Frazier poursuit ce travail d’archivage de la réalité de la classe ouvrière entamé dans les années 1930 par Walker Evans, Dorothea Lange, Gordon Parks et d’autres en saisissant de l’intérieur – c’est sa singularité – son histoire et celle des siens.
Son engagement politique et sa lutte contre les inégalités sociales se dessinent à travers ses mises en scène photographiques rigoureuses. Par cet aspect conceptuel, sa photographie dépasse dès lors le strict statut de document. À l’occasion de sa résidence au MAC’s, l’artiste américaine s’est penchée sur l’histoire du Borinage et de l’industrie du charbonnage en rencontrant d’anciens mineurs et leurs familles pour témoigner activement de leur vécu au travers de photographies collaboratives. En regard de la série The Notion of Family, ce nouvel ensemble pourrait être vu comme une forme préhistorique du déclin de Braddock dans les années 1990. C’est dans cet aller-retour entre les deux œuvres qui rapproche les passés respectifs du Borinage et de Braddock que se dessine le caractère universel de l’œuvre de LaToya Ruby Frazier.

Lauréate du prix MacArthur Grant en 2015, LaToya Ruby Frazier est aujourd’hui considérée comme une photographe incontournable de sa génération. Elle a exposé aux États-Unis et en France. Son travail est représenté dans de nombreuses collections muséales et privées comme le MoMA ou la collection Pinault.

Le MAC's: Grand-Hornu - Rue Sainte-Louise, 82 - B-7301 Hornu. www.mac-s.be



GATHERED LEAVES/Alec Soth, au FoMu d'Anvers
du 17 février au 4 juin 2017


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© Alec Soth, Charles, Vasa, Minnesota, de la série Sleeping By The Mississippi, 2002

Avec Gathered Leaves, le FOMU présente pour la première fois l'œuvre d'Alec Soth (US, °1969), photographe renommé de Magnum, en Belgique. Cette rétrospective montre quatre séries fondamentales issues de son impressionnante œuvre: Sleeping by the Mississippi (2004), Niagara (2006), Broken Manual (2010) et Songbook (2014).

Alec Soth est connu pour son approche lyrique de la photographie documentaire. Son point de départ est sa fascination pour l'immensité du territoire américain, à l'instar de Robert Frank, de Stephen Shore ou de Jack Kerouac.

«Notre vision de l'Amérique est tellement formatée par la télévision et les films. On ne voit que des starlettes hollywoodiennes et des flics new-yorkais. On oublie parfois qu'il y a de tout autres vies vécues au cœur de l'Amérique. Et certaines d'entre elles sont de réelles sources d'inspiration. »
(Alec Soth, interview par email avec Aaron Schuman, le 2 août 2004).

Alec Soth habite le Minnesota et est artiste, photo-journaliste, blogueur, éditeur, Instagrammer et enseignant. Son énergie sans bornes et sa position marquée au sein du monde de l'art international contemporain lui confèrent une grande influence sur la génération actuelle de jeunes créateurs d'images.

La présentation au FOMU reflète l'évolution de sa carrière et illustre également à quel point le livre photo y occupe une place importante.

Gathered Leaves est une exposition du Media Space / Science Museum à Londres.

Commissaire d’exposition: Kate Bush.

Egalement à la programmation du FOMU:

SELLESLAGS DÉBALLE TOUT
du 11 octobre 2016 au 22 juin 2017

selleslags

©Herman Selleslags, The Beatles, Hyde Park, Londen, 1968

Herman Selleslags (BE, °1938) est l’un des photographes belges les plus connus. En 2015, il fit don de ses archives et de celles de son père Rik au FOMU. En un demi-siècle, Selleslags a accumulé d'impressionnantes archives photographiques. Des centaines de milliers de photos, de plaques de verre, de diapositives, de négatifs, d’épreuves de presse, de carnets, de pellicules de contact et d’appareils photo déménagent vers les dépôts du FOMU. Les nombreuses boîtes d’archives occupent au propre comme au figuré une position centrale dans l’exposition « Selleslags déballe tout ».

L’exposition montre la diversité de l’oeuvre de Rik et Herman Selleslags: des reportages pour HUMO, aux albums de famille et à la photographie de produits pour le Grand Bazar en passant par la photographie de rue, les photos de mariages juifs, de l’hiver de 1943 et les inondations de 1953. Des clichés emblématiques, mais moins connus pris par Herman Selleslags des Beatles, des Rolling Stones et de son ami Julien Schoenaerts sont également sortis des archives. Le FOMU lève ainsi un coin du voile et offre à son public un premier aperçu de la richesse de cette acquisition.



BRAAKLAND/JACHÈRE - AN OPEN FESTIVAL ON PHOTOGRAPHY
du 28 octobre 2016 au 4 juin 2017


Avec Braakland (Jachère), le FOMU transforme son étage supérieur en un fécond bouillon de culture photographique. Cet espace dynamique met la complexité du support photographique au premier plan. Braakland célèbre la diversité de la photographie avec des expositions stimulantes, des conférences d'artistes, des débats, des événements uniques, des visionnages de portfolios, des projections et des dizaines de collaborations.

Braakland est un festival ouvert qui s'articule autour du dialogue entre les artistes et le public. Outre des expositions de talentueux photographes et curateurs tant nationaux qu'internationaux, le FOMU programmera pendant sept mois un éventail d'activités et de présentations alternatives. La salle d'exposition est divisée en trois sections, chacune remplie à son propre rythme. Braakland entend stimuler un remplissage créatif de l'espace d'exposition. Elle veut donner une place aux initiatives embrassant et explorant l'unicité de la photographie et du photographe.

Outre les expositions et projets prévus, une grande partie du programme reste cependant aussi longtemps que possible en jachère. Le FOMU lance un « museum take over » et incite tous les passionnés de photographie à apporter leur projet au musée. Le programme reste en cours d’élaboration: plus d'informations sur son site.

Dans le cadre de BRAAKLAND, le FoMu expose l'exposition thématique Photography & Resistance. A New Generation of Spanish Photographers.


Cette exposition montée dans le cadre de Braakland présente la scène photographique espagnole contemporaine. En dépit du manque de moyens financiers, cette nouvelle génération de photographes espagnols s’avère remarquablement innovante dans sa façon d’insuffler vie à ses idées et projets, le livre étant un moyen de distribution privilégie.

Sept photographes forment le coeur de cette exposition expérimentale, présentant des séries récentes ou en cours. Des images métaphoriques de Ricardo Cases, aux manifestes politiques de Julián Barón, en passant par les tableaux baroques de Jesús Monterde, tous offrent une vision engagée et personnelle de la société espagnole avec tous ses dysfonctionnements.

Artistes participants: Julián Barón, Ricardo Cases, Jon Cazenave, David Hornillos, Jesús Monterde, Óscar Monzón & Antonio Xoubanova.

Commissaires d’exposition: Nicolás Combarro et Fannie Escoulen

FoMu: Waalsekaai, 47 - 2000 Antwerpen. Ouvert du mardi au dimanche de 10 heures à 18 heures. Site Web



METAMORPHOSIS/James Welling au S.M.A.K de Gand
du 28 janvier au 16 avril 2017


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© James Welling 4176, 2015

L’exposition de Welling au S.M.A.K. montre une sélection étendue d’œuvres depuis le début des années ’70 jusqu’à maintenant, où on perçoit les changements fondamentaux dans la photographie au cours des dernières décennies. Dans leur recherche des fondements esthétiques et conceptuels de ce média, les œuvres de l’artiste se décalent en permanence de l’image à la matière, du processus au résultat, de la représentation à l’abstraction, et inversement.

L’œuvre de James Welling évoque distinctement l’histoire de la peinture américaine et s’associe en même temps aux débats critiques, postmodernistes qui étaient courants dans les années ’80 dans la scène de la Pictures Generation, où des idées sur la paternité d’une œuvre, l’originalité et la représentation étaient au premier plan. Outre cette base conceptuelle, des ambiances émotionnelles, telles que la mélancolie et la nostalgie, sont très présentes dans l’œuvre de Welling. L’artiste mêle souvent des données biographiques avec des éléments de l’histoire de la photographie. La pratique photographique de Welling est comparable à celle d’un “ventriloque”, comme l’artiste l’a décrite un jour pour exprimer que son regard photographique embrasse un vaste éventail de langages artistiques.

L’exposition est organisée en collaboration avec le Kunstforum de Vienne, Autriche. L'idée et le concept: Martin Germann, Heike Eipeldauer.

S.M.A.K.: Jan Hoetplein 1 - 9000 Gent. http://smak.be



DYSTOPIAN CIRCLES/Armand Quetsch au CNA Centre national de l'audiovisuel
du 4 mars au 14 mai 2017


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Présentation du livre dystopian circles / fragments…all along d’Armand Quetsch édité par Peperoni Books avec le soutien de la Bourse CNA – Aide à la création et à la diffusion en Photographie et le programme stART-up de l’OEuvre Nationale de Secours Grande-Duchesse Charlotte.

Le point de départ de « dystopian circles/fragments all along …» est un voyage menant de Bruxelles, épicentre politique de l’Europe, vers les rivages de ses extrémités à Lampedusa, petite île aux abords de l’Italie, devenue synonyme du point d’entrée pour les réfugiés et immigrés clandestins à bord d’embarcations de fortune.
Alors qu’initialement ce périple était porté sur le sujet des réfugiés, Armand Quetsch, en cours de route, déplace son regard vers le paysage européen, en ce qu’il peut être révélateur de la tension et du malaise de son époque.

Son itinéraire en zigzag le conduit en Allemagne, en Autriche, au Liechtenstein, puis en Grèce, à Athènes, en Albanie, dans la région des Balkans, à la rencontre d’endroits emblématiques, zones de conflits, monuments, indices, symboles, et décors. L’histoire et la dimension européenne, qui sont omniprésentes dans le façonnage du territoire et la mémoire du paysage.

L’exposition « dystopian circles/fragments all along… » est un récit ouvert conçu en tant que dispositif dynamique et engageant. À travers un riche répertoire visuel et formel, il offre une expérience immersive, multistrate, faite d’un jeu de correspondances et de confrontations : un puzzle où chaque image sollicite le public à reconstituer un ensemble à partir de sa propre compréhension, son imaginaire, son vécu.

Armand Quetsch nous invite à partager un bout de chemin de son odyssée contemplative. Sans court-circuiter et sur fonds d’une cartographie européenne contemporaine, il s’attache à défier le medium photographique, explorer les limites de la représentation, tout en poursuivant sa quête personnelle de l’appréhension du monde.

Michèle Walerich

Exposition présentée dans le cadre du Mois européen de la photographie.

Centre national de l’audiovisuel (CNA): 1b, rue du Centenaire - L-3475 Dudelange. www.cna.public.lu


RESIDENCES, ATELIERS, APPELS À PROJETS, STAGE, CONCOURS...


8e BIENNALE DE PHOTOGRAPHIE EN CONDROZ: atelier photo


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© Alexandre Christiaens

Dans le cadre de la 8e Biennale de photographie en Condroz, organisée en août 2017, le centre culturel de Marchin propose un atelier de photo en résidence du 29 juillet au 5 août, animé par Alexandre Christiaens (www.alexandrechristiaens.com) et Emmanuel De Meulemeester (www.realbook.org).

Du 29 juillet au 05 août 2017, Alexandre Christiaens vous accompagnera sur les chemins et les hors champs de la photographie, tandis qu'Emmanuel De Meulemeester vous aidera dans la conception et le façonnage d’un livre d’auteur, le vôtre. L’esprit de l’atelier : enthousiasme contagieux, travail personnel, suivi individuel, rigoureux, introspectif et engagé !

Une partie des travaux réalisés par les stagiaires constituera une exposition de la Biennale.

Conditions d'admission, coût et autres infos utiles - Le site de la 8e Biennale de Photographie en Condroz.



Concours du Prix artistique 2017 | Ville de Tournai


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Ville d’art et histoire, Tournai veut, depuis de très nombreuses années, mettre en valeur le travail des artistes plasticiens. C’est dans ce cadre que le Prix Artistique de la Ville de Tournai existe. Les inscriptions de l’année 2017 sont lancées et les bulletins de participation devront parvenir par la poste au plus tard le 9 mai 2017, à midi, à l’Hôtel de Ville de Tournai (52 rue Saint Martin).

Le Prix Artistique International, doté d’un montant de 2.500 €, est attribué à un plasticien pratiquant une ou plusieurs des disciplines suivantes : peinture, dessin, gravure, sculpture, photographie, vidéo-art, tapisserie, arts textiles, installation. Le Prix Jeune Artiste de Wallonie picarde, doté d’une valeur de 1.000 €, est attribué à un plasticien âge de 30 ans maximum à la date du 27 septembre de l’année du prix. Il devra être né en Wallonie picarde ou y être domicilié ou résider depuis au minimum deux ans à la date du 27 septembre 2017.
Les œuvres retenues par le jury seront dévoilées au Musée des Beaux-Arts le samedi 20 mai à partir de 18h à l’occasion de la Nuit des Musées et exposées jusqu’au 25 juin 2017. Le vernissage et la remise des différents prix auront lieu le samedi 20 mai 2017, à 17h, au musée.

Informations complémentaires auprès du service Gestion culturelle et muséale de la Ville de Tournai (069/59.08.20 ou 069/22.20.45) et sur le site de la Ville de Tournai.




SIXIÈME ÉDITION DE LA TRIENNALE ARCHITECTURE ET PHOTOGRAPHIE 2018: APPEL À PROJETS
Paradis Infernaux/Enfers paradisiaques


Pasted Graphic
© Filip Dujardin, Memorial

La 6ème édition de la triennale "Photographie et Architecture" est à présent lancée sur le thème "Paradis Infernaux/Enfers paradisiaques".

Les dossiers sont à remettre au plus tard pour le 28 avril 2017.

Consulter le texte thématique, le règlement et le bulletin d'inscription, ici



PRIX JEUNES ARTISTES 2017 – Catégorie Sculpture et installation

La Culture étant une des compétences fondamentales de la Fédération Wallonie-Bruxelles, il est important pour son Parlement de soutenir la création en récompensant de jeunes artistes. Depuis plus de 20 ans, le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles décerne son Prix « Jeunes Artistes », qui récompense le travail de jeunes créateurs évoluant dans le domaine des arts plastiques.

Chaque année, ce Prix récompense une des catégories suivantes : sculpture et installation, peinture et dessin, photographie, images imprimées et art numérique ou design. L’édition 2017 récompensera la catégorie Sculpture et installation.

Qui peut participer ? Pour participer au prix, les artistes doivent être âgés de moins de 40 ans en date du 2 mai 2017 et avoir un lien avec la Communauté française de Belgique. Le candidat peut s’exprimer en son nom propre ou au nom d’un collectif.

Les dossiers devront parvenir avant le mardi 2 mai 2017 à 12h00. Infos et règlement.



ATHENS PHOTO FESTIVAL 2017: appel à projets


APhF


Le Festival Photo d'Athènes accepte les soumissions de projets pour sa programmation de 2017. Les travaux sélectionnés seront présentés du 7 juin au 30 juillet 2017 au Benaki Museum, un des plus prestigieux musées de Grèce.
Le festival tente de rassembler un ensemble de différentes perspectives d'artistes émergents ou établis de toutes provenances, dans le but de refléter la diversité de la pratique photographique contemporaine et de créer des opportunités d'échange d'idées et d'expressions artistiques.
Le festival abordera une large diversité de travaux, des beaux-arts, au documentaire et au reportage, de l'installation au multimedia, issus de cet appel à projets.

Délai: 10 avril 2017. infos et inscriptions: www.photofestival.gr

Infos et réservation



CONCOURS FRESH ART/PRIX DU LUXEMBOURG au CACLB


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Le Centre d’Art Contemporain du Luxembourg belge (CACLB) et la Province de Luxembourg organisent un concours intitulé « FRESH ART, Prix du Luxembourg ».

Il s'adresse à tous les artistes plasticiens âgés de moins de 35 ans et ayant une relation avec la province du Luxembourg, soit en y étant né, soit en y étant domicilié depuis au minimum un an.

Une sélection sera opérée parmi les candidatures reçues et donnera lieu à une exposition d'ensemble qui sera présentée au Palais abbatial de Saint-Hubert, du 15 juillet au 8 octobre 2017.

Un jury désignera un lauréat qui se verra attribuer un prix de 2500 €. La date limite d'inscription est fixée au 14 avril 2017. Infos pratiques



APPEL A CANDIDATURES: PRIX VOIES OFF ARLES 2017

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Au cœur des Rencontres d'Arles depuis plus de 20 ans, Voies Off sélectionne chaque année 60 photographes, et diffuse leur travail à un public de connaisseurs et de professionnels lors des Nuits de Projections, cette année du 3 au 8 juillet. A cette occasion, un jury international d'experts décerne une récompense d'un montant global de 7,500€ à trois lauréats parmi ces photographes.

Inscriptions et règlement:<http://voies-off.com/inscrire/>. Deadline: inscriptions en ligne jusqu'au 15 février 2017 inclus.



ATELIER PHOTOS 2016-2017/HERMALLE-SOUS-HUY par PHILIPPE HERBET

ateliers-photos_herbet


Vous avez un appareil photo numérique basique ou un réflex et aimeriez l’utiliser au mieux pour vous exprimer ? Vous êtes tout à fait débutant ou vous avez déjà des notions ? Dans les 2 cas ces ateliers sont pour vous.

Le but est d'arriver à:
- une parfaite maîtrise de l'appareil;
- réaliser des vues bien composées et techniquement correctes;
- parvenir à réaliser des séries de photographies cohérentes dans toutes les occasions;
- apprendre le langage photographique et les rudiments de son histoire;
- retoucher et traiter ses photographies sous un logiciel basique et sur Lightroom;
- participer à une exposition de groupe sur une thématique à définir avec les autres participants.

14 séances se tiendront les jeudis, de 19h à 22h, au Centre culturel d'Engis à Hermalle-sous-Huy. 2 sorties d'un après-midi et une soirée sont prévues.

Toutes ces notions seront développées par Philippe Herbet, liégeois né à Seraing, photographe professionnel et globe-trotter, auteur de plusieurs livres et de très nombreuses expositions, dont certaines chez Contretype. Co-animation et organisation : Philippe Maréchal, animateur au Centre culturel.
Participation modique de 50 € pour toute la série de séances jusqu’à l’exposition finale. La première séance aura lieu le jeudi 27 octobre à 19h.

Renseignements et Inscriptions: Philippe Maréchal - GSM 0474/776634 - Tél 085/824763 -philippe.ccengis(at)gmail.com



FESTIVALS ET COLLOQUES


RÊVER. 8eme BIENNALE DE PHOTOGRAPHIE EN CONDROZ à Marchin et Tahier
du 5 au 27 août 2017



Didier Bizet (F), Anne-Sophie Costenoble (B), Alexandre Christiaens (B), Sian Davey (GB), Alexandra Demenkova (RUS/ISR), Jean-François Flamey (B), Karel Fonteyne (B), Anne Greuzat (F), Marc Guillaume (B), Nick Hannes (B), Xavier Istasse (B), LaKabane (B), Baudoin Lotin (B), Marie Moroni (F), Paul Nougé (B), Jacqueline Roberts (F)…

Jacqueline_Roberts

© Jacqueline Roberts, Menina, 2008

La 8e édition de cette biennale s’appellera donc tout simplement « Rêver ». Rêver… Sûrement le premier et le dernier des droits de l’homme sur terre… Peut-être le premier et le dernier réflexe de l’œil, quand il lui faut s’ouvrir sur l’intransigeante réalité du monde…
Si elle a de tout temps (sans toujours en sortir vainqueur) eu partie liée avec le réel, avec le visible et le tangible, avec une hypothétique véracité des faits, la photographie a aussi nourri depuis ses origines des liens privilégiés avec le fantasme et l’imaginaire, avec la rêverie ou le délire, avec les infimes illusions ou les écrasantes aspirations.

A l’heure où d’aucuns voudraient nous vendre un monde sans rêve, et d’autres rêver sans le monde, la Biennale de photographie en Condroz poursuit avec ténacité sa modeste exploration des pans sensibles de l’humain, proche ou lointain. Légers déplacements de sens ou petites clés des songes, lapsus involontaire ou grand projet somnambule, chroniques intimistes ou périples vers l’inconnu: les images d’auteur qui jalonnent le parcours de cette huitième biennale nous rappellent que photographier demeure un des meilleurs moyens de garder les pieds sur terre – tout en ayant la tête en l’air, bien haut s’il le faut, plus haut si l’on peut.

Emmanuel d’Autreppe (membre de l’équipe organisatrice)

Les expositions sont concentrées dans deux villages distants de 6 km : Grand-Marchin (hameau de la commune de Marchin) et Tahier (hameau de la commune d’Ohey).
Lieu d’accueil du parcours artistique : au centre culturel de Marchin, place de Grand-Marchin, 4 à 4570 Marchin. Expositions ouvertes les samedis et dimanches + le lundi 14 et le mardi 15 août, de 10h à 19h.

Infos: http://biennaledephotographie.be ou sur Facebook


DIVERS


ARTIST PROJECT/Iles asbl


Initié par ILES asbl, Artist Project est une plateforme dynamique, active dans le conseil et l’accompagnement d’artistes. Son objectif : aider les artistes à valoriser leurs projets et à acquérir plus d’autonomie dans leur parcours professionnel. Pour ce faire, ses trois missions sont d’informer, former et conseiller les artistes ainsi que tous les publics intervenant dans les domaines créatifs. Equipe: Christelle Cornez (direction), Géraldine Van Houte (coordination), Alexandre Pintiaux (juriste), Anne D’hond, France Morin et Davide Lavoratornovi (Conseil, accompagnement et formation).
Artist Project récolte également un ensemble d’appels à projets, de résidences, de concours et autres initiatives en cours dans le secteur de la musique, des arts scéniques et des arts visuels. Si vous souhaitez être informé au quotidien, ces appels sont insérés au fur et à mesure sur leur site ou leur page Facebook.

logo_artist_project


LE LABEL DIGIGRAPHIE®


APP Photolab a obtenu le label "Digigraphie®". Il s’agit d’une reconnaissance internationale d’excellence en matière d’impression. Ce label permet aux artistes photographes de produire des séries limitées, numérotées, signées et estampillées de leurs œuvres originales en très haute qualité, avec une durée de vie de plusieurs générations.

La Digigraphie® est un label qui répond à des critères précis et à des usages stricts. Seuls certains imprimeurs sélectionnés avec soin, certains papiers et encres ayant subi des tests de vieillissement poussés obtiennent ce label. C’est le gage de sa valeur et la condition de son succès. Un certificat est fourni avec chaque tirage. Adoptée par les artistes, les galeries et les collectionneurs, la Digigraphie® est devenue LA référence dans l’impression numérique d’art.

La Digigraphie® offre à chaque artiste l'occasion de diffuser ou de vendre plus largement sa création en lançant une série limitée de qualité. Elle empêche tout plagiat puisque chaque œuvre est numérotée, estampillée et signée. L'artiste peut produire ses œuvres en fonction de la demande.

La Digigraphie® ouvre un nouvel horizon pour la reproduction numérique d’art. Grâce à elle, le monde de l’art exploite enfin tous les avantages des technologies numériques, tout en garantissant une qualité et une conservation exceptionnelles des œuvres produites.

Les artistes digigraphes ont désormais leur site : www.digigraphie.com
Chaque artiste peut y être inscrit en vue d’y présenter son portfolio d’œuvres certifiées « Digigraphie® ».

Le site d'APP Photolab: www.app.be




L'APPLICATION ARTWIGO


Le 7 décembre 2012, Contretype accueillait le lancement officiel d'Artwigo. Mais qu'est-ce qu'Artwigo?

L’application Artwigo est destinée aux amateurs et passionnés d’art. Artwigo est la première application interactive de ce genre, gratuite et disponible sur l’Apple store, dans les versions iPad et iPhone.

Pour les amateurs d’art, Artwigo permet de découvrir des artistes dans le domaine des arts plastiques, des arts de l’Image, des arts tridimensionnels. Grâce à cette application, il est possible de bénéficier d’une vue globale sur des artistes contemporains, de visualiser une sélection de leurs œuvres, d'accéder à leur biographie, de découvrir leurs démarches et de les suivre à travers leurs agendas.

Ces artistes sont sélectionnés par un comité de professionnels reconnus qui proposent une sélection renouvelée chaque bimestre des œuvres les plus marquantes. Les artistes reconnus, mais aussi de jeunes artistes émergents sont concernés. Il vous sera aussi possible de contacter directement les artistes, pour visiter leur atelier ou acheter une œuvre sélectionnée dans "l’espace store".

Pour les artistes, Artwigo offre une visibilité unique et directe auprès des amateurs et collectionneurs d’art. L’application permet de présenter leur travail dans un espace dédié, mobile, interactif et dont la promotion est assurée par une présence continue dans les principaux médias consacrés aux arts, et par de nombreuses participations à des manifestations artistiques.
Artwigo permet de communiquer sur les événements, les expositions à venir de l'artiste, grâce à un agenda ouvert à tous.

Artwigo permet aux artistes d’être en contact direct avec un collectionneur, voire de lui suggérer la visite de leur atelier, et offre la possibilité de proposer à la vente des œuvres dans son «espace store».

Artwigo ne remplace pas une galerie, mais en est un complément. Pour les artistes n’ayant pas de contrat avec une galerie, Artwigo se propose comme «alternative».

Infos: www.artwigo.com