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PROPOSITIONS D'ARTISTES
Maud FAIVRE, Antoine GRENEZ, Youqine LEFÈVRE,
Lucas LEFFLER, Els MARTENS, Jade VARIDEL

28/03 -30/05/2018



Les «Propositions d’artistes» sont un appel à projets annuel organisé par Contretype.

Sont invités à participer aux «Propositions d’artistes» les auteurs photographes résidant en Fédération Wallonie-Bruxelles et ayant terminé leur cursus scolaire. Ils doivent être âgés de 20 ans minimum et ne pas avoir atteint l’âge de 40 ans au 1er janvier. Contretype souhaite promouvoir des travaux inédits, des pratiques novatrices et de réflexion sur le médium photographique.

En octobre 2017, le jury s’est réuni pour examiner les projets reçus et a sélectionné 6 dossiers qui se démarquaient par leur qualité: ceux de Maud Faivre, Antoine Grenez, Youqine Lefèvre, Lucas Leffler, Els Martens et Jade Varidel.

Ces travaux sont présentés chez Contretype du 28 mars au 30 mai 2018.



MAUD FAIVRE | Les villes invisibles


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© Maud FAIVRE, série Les villes invisibles, 2017, 40 x 32 cm

Le titre Les Villes Invisibles fait référence au texte d’Italo Calvino publié en 1972. C’est un recueil de récits de voyages de Marco Polo où l’Empereur Kublai Khan demande au marchand, un étranger, de lui décrire la Chine. Les deux personnages ne parlant pas la même langue, Marco Polo va décrire ces villes invisibles, imaginaires, sans passer par la parole, mais par le truchement d’un système de communication visuel et sonore: objets, danse, cris.

C’est cette force visuelle pour évoquer une ville qui m’intéresse et résonne avec l’idée d’archéologie.

Pendant une année, j’ai côtoyé des archéologues et me suis rendue sur les chantiers de fouille, de diagnostic, et les laboratoires de travail d’un institut national d’archéologie (INRAP).
«Devenus objet d’observation, l’archéologue et son environnement quotidien se trouvent étranges acteurs de «documents subjectifs»*. (…)

Maud Faivre.

*Alessia Bonannini, Chargée de mission valorisation culturelle à l’INRAP.

L'exposition Les villes invisibles a été produite par la Villa Pérochon-Centre d'art contemporain photographique, le Ministère de la culture-Drac Nouvelle-Aquitaine et a reçue le soutien de l'Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives).


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ANTOINE GRENEZ | Tracks


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© Antoine GRENEZ, série Tracks, 2017

La série «Tracks» a été réalisée en Finlande lors d’un voyage unique d’une durée de dix jours. C’est un projet déambulatoire dans les alentours de la ville d’Helsinki.

Le territoire est en constant changement, toutes les nuits, les traces sont recouvertes et le paysage devient page blanche. La neige agit comme une mémoire et enregistre les pistes dessinées par les hommes et la nature. Je photographie à la manière d’un détective qui œuvre à la création d’un imaginaire. Ces recherches d’indices me poussent à tourner mon regard vers le bas, un peu à la manière d’un archéologue lors d’une fouille.

Le temps se suspend dans le froid, fleurs et arbres en sont les principaux témoins, immobiles et éternels. La neige éblouit et applique son pouvoir d’abstraction sur la nature, absence et vide ne font que faire ressortir la noirceur des sapins qui se détachent du fond par leur verticalité. Dans le nord, la nature a le pouvoir. (…)

Antoine Grenez

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YOUQINE LEFÈVRE | Far From Home


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© Youqine LEFÈVRE, série Far from home, 2016, 50,5 x 41 cm

Far from home, loin de la maison, de la famille. Ce travail porte sur des enfants placés dans un foyer, isolés dans la montagne, parce que leurs parents se trouvent momentanément dans l’incapacité de s’occuper d’eux. Des enfants éloignés, contre leur gré, du parcours «ordinaire» qu’ils devraient suivre. Ils ne sont déjà plus vraiment des enfants; à cause des traumatismes vécus, ils sont dans une transition, un entre-deux, une indétermination, où le monde de l’enfance persiste quelque peu.

L’intime, l’enfance, la mémoire, la famille et ses failles sont des sujets récurrents dans ma pratique artistique, parce qu’ils me concernent directement. Ils sont profondément liés à mon histoire personnelle, à mon adoption. Ils sont comme des obsessions. L’enjeu est de déplacer mes propres problématiques familiales et intimes vers quelque chose de plus large, ouvert. Partir de sa petite histoire afin d’accéder à une autre, plus vaste. (…)

Youqine Lefèvre

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LUCAS LEFFLER | Zilverbeek


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© Lucas LEFFLER, série Zilverbeek, 2017, 40 x 54 cm

Zilverbeek est le nom donné à une rivière située dans la région d’Anvers, à proximité de l’usine Agfa-Gevaert.
Par le passé, cette usine fabriquait des produits photographiques argentiques, et ses eaux usées étaient déversées dans cette rivière sans que l’argent n’en soit filtré au préalable.

Ce projet photographique a débuté lorsque j’ai lu un article du Nieuwsblad qui racontait l’histoire d’un ancien employé de l’usine. Celui-ci avait décidé de récupérer de la boue issue de cette rivière afin de la filtrer pour en extraire le précieux métal.

Je suis donc parti aux alentours de cette usine à la recherche de cette rivière mystérieuse, avec en tête l’idée d’y puiser un récit fictif et personnel. Quand je fus amené à la trouver, je décidai d’y prendre des photos, de filmer cette rivière, mais aussi d’en retirer de la boue à mon tour. (…)

Lucas Leffler

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ELS MARTENS | Stek


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© Els MARTENS, série Stek, 2014-2016

En néerlandais, «stek» désigne un endroit fixe.

Ma curiosité pour les lieux où les gens sont encore très proches de la nature m’a poussée à me rendre à Tasiilaq (Ammassalik), dans le sud-est du Groenland, lors des étés 2014 et 2016.

A Tasiilaq, on vit au milieu de hordes de chiens de traîneau. Disséminés dans le village et ses alentours, les chiens, seuls ou par deux, sont dehors, enchaînés à des piquets. Les déplacements des chiens dans leur espace limité sont visibles par les cercles de terre qui apparaissent dans le paysage.

L’homme et l’animal sculptent ainsi, avec ces traces nées de la captivité, le rude paysage en un lieu unique et singulier.
En été, lorsqu’il y a toujours de la lumière, on perd la sensation de rythme et ses repères.
Le cycle des jours fait place à une éternité qui vous pousse à la quiétude et à la lenteur. (…)

Els Martens. Traduction: ETC Europe.

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JADE VARIDEL | Sans sommeil


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© Jade VARIDEL, série Sans sommeil, 2016-2017

En 1885, le roi des Belges Léopold II s’approprie une vaste partie d’Afrique centrale qui sera sa propriété privée de 1885 à 1908 sous le nom d’État indépendant du Congo. En 1908, face à de virulentes critiques en Belgique et à l’étranger, il finit par céder à l’État belge ce territoire qui, jusqu’en 1960 portera le nom de Congo belge. Que reste-t-il aujourd’hui?

De l’Institut de médecine tropicale d’Anvers au musée de la vie africaine de Namur en passant sous les arcades du Cinquantenaire de Bruxelles, Sans Sommeil explore les traces de ce passé colonial qui témoigne d’un système militaire, administratif, social et culturel de domination.

A l’origine de mon questionnement sur l’histoire coloniale, il y a une centaine de lettres tapées à la machine à écrire par ma grand-mère paternelle. Cette correspondance hebdomadaire lui permettait de communiquer avec ses proches et de leur faire partager son expérience de mère de famille et de femme de pasteur missionnaire en Afrique de l’Ouest.

Jade Varidel

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Adresse:


Contretype
Cité Fontainas, 4A
1060 Saint-Gilles.
Tél.: 00 32 (0)2 538 42 20

La galerie est accessible au public du mercredi au vendredi de 12 à 18h,
samedi et dimanche de 13 à 18h, sauf jours fériés.
Fermeture du 24/12/17 au 2/01/18 inclus.
Entrée libre.


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Photo de la Cité Fontainas, Saint-Gilles: Kim Zwarts.











AVEC L’AIDE DE LA FÉDÉRATION WALLONIE-BRUXELLES,
DE LA COCOF ET DE LA COMMUNE DE SAINT-GILLES.