Les Résidences d'artistes à Bruxelles

ANGEL MARCOS
La chute


Résidence d'artiste réalisée en 1999





Angel Marcos, La chute 16, 2000

Le concept de base de ce projet est la relation homme-femme en général et plus particulièrement les tensions et l’éloignement que génère cette relation.

Je veux démontrer que cette relation est la cause d’ insatisfactions et en même temps conséquence du contexte socio-culturel complexe ambiant, chaque sexe étant à la recherche de son identité indépendamment de l’autre.

D’autre part, le besoin de l’être humain de fuir la solitude génère une dépendance vis-à-vis de l’autre; cette adaptation à l’autre produit des réactions parfois intolérantes menant à un excès d’agressivité au cours de la relation.

La séparation affective des sexes génère des rituels de rapprochement et de rejet, masquant une réalité: la satisfaction du désir se réalise bien à travers la complémentarité des sexes.

Mon idée n’est pas de faire une étude psychologique ou antropologique sur la relation entre sexes, mais d’apporter quelques éclaircissements sur ces idées avancées au début, à savoir qu’elles sont presque toujours inspirées de perceptions émotives, et fonctionnent en référence constante sur la pratique d’un projet artistique.

Je pourrais parler d’une création automatique postérieure où ces suggestions énoncées plus haut qui se rappellent continuellement à nous.

Il ne s’agit pas d’une lecture linéaire sur l’idée d’isolement déjà évoquée,
mais bien d’idées présentes dans la réalité.

Dans la réalisation de mes oeuvres, je reprends ces idées pour les transposer sur un support photographique pour leur donner une forme communicative avec le spectateur.

Je ne veux pas essayer de donner des solutions ni ne prétends avoir raison, je cherche seulement un prétexte pour pénétrer dans le monde complexe des relations humaines.

Ces relations homme-femme, je veux les présenter en trois espaces physiques et socio-culturels: le foyer, les loisirs et l’espace urbain.

Le foyer comme la délimitation spaciale de la relation, où se déroule la relation bien établie ou l’absence de celle-ci.

Les loisirs comme l’évasion, l’espace où se fait la connaissance de l’autre et où se révèlent souvent les états de solitude et de désir d’engager des relations.

L’espace urbain comme l’espace où se concentrent toutes les activités anonymes des habitants, subjectives ou objectives.

Propos d'Angel Marcos



Texte de Jean-Louis Godefroid issu du site d'Angel Marcos

This new work has been captured in Brussels, capital city in the northern South that has managed to conserve part of the baroque of its Spanish influence, of its interior disproportion.

Ángel Marcos stages his actors as couples, as families, where day-to-day events gradually leave their dregs of boredom. She dreams of a great story, he looks at the clock. He sleeps, she is unsatisfied.

In these images, we are reminded of Dutch paintings: at the same time, there are pictures and scenes of the genre, all bathed in a light that models to perfection the smallest of details.

The play and the form contribute in joining reality and fiction, the sleight of hand fades away.

At first, the photographs are pleasing to the eye but they are soon to hurt by reminding us that there is nothing worse than loneliness in a couple.

Cette résidence d’artiste à Bruxelles a bénéficié du soutien de la Commission Communautaire Française (COCOF).


Angel Marcos est né à Médina del Campo (Valladolid) en 1955.

Les expositions d'Angel Marcos organisées par Contretype:

Paisajes, à l’Espace Photographique Contretype (Bruxelles), en 1998

Résidences d'artistes : un état des lieux (expo collective), en 1999

Bruxelles à l'infini (expo collective), aux anciennes glacières de Saint-Gilles/Bruxelles, 2000

Dans le cadre de l'exposition collective itinérante Co2-Bruxelles à l'infini: Cracovie (2006), Sao Paulo (2007), Paris (2007), Bucarest (2008)

Le site perso d'Angel Marcos